Le sacrifice ultime : pourquoi les superfans boycottent la Coupe du monde 2026

Pendant vingt ans, Mike Wilson, un informaticien londonien, a vécu pour la Coupe du monde. Mais cet été, au lieu de traverser l’Amérique du Nord, il regardera le tournoi depuis une plage au Portugal.

Il n’est pas seul. Selon un récent reportage de l’Associated Press, certains des supporters les plus dévoués de la planète boycottent cette édition – évoquant un mélange toxique de coûts exorbitants, de tensions politiques et de craintes liées à l’entrée sur le territoire américain.

Voici pourquoi la « belle époque » du football est confrontée à un boycott amer.

Le prix des billets a triplé

  • Avant : Il y a quatre ans, un billet de catégorie 3 pour un match de poules coûtait 69 $.
  • Aujourd’hui : La FIFA vend des billets comparables jusqu’à 265 $.
  • La revente : Pour la première fois, la FIFA autorise la revente à n’importe quel prix (en empochant 30 % de commissions). Emiliano Becerra, un médecin argentin, a payé 1 200 $ pour un match de poules contre la Jordanie, faiblement classée. Il rentrera chez lui avant les phases à élimination directe.

La perte de la culture du stade

Le sociologue Mark Doidge avertit que la hausse des risques fait perdre l’âme même du tournoi.

« La plupart de ceux qui achètent ces billets chers ne sont pas des supporters passionnés, mais des gens riches qui paient pour une expérience. »

Mike Wilson se souvient de la magie des éditions précédentes : « Tu es dans une auberge de jeunesse à discuter avec des fans américains, puis un bar se remplit de Chiliens qui s’emparent des lieux. Maintenant, ils ont rendu tout ça inabordable. »

Frictions politiques et visas

Contrairement à la Russie (sans visa) ou au Qatar (entrée simplifiée), les États-Unis imposent toujours des visas stricts. Jusqu’au mois dernier, des fans venus du Sénégal ou de Tunisie devaient payer des cautions allant jusqu’à 15 000 $ pour entrer.

Peter Bergakker, un supporter néerlandais présent en finale 2010, refuse de se déplacer tant que le président Trump est au pouvoir, invoquant une approche « hostile » envers les alliés et la peur d’un contrôle de ses réseaux sociaux à la frontière.

L’exception : les Écossais

Un groupe tient bon : l’Écosse. Après 28 ans d’attente, les fans paient plus de 600 $ pour des places dans les derniers rangs. L’un d’eux parle d’une « chance unique dans une vie ».

Les réservations hôtelières sont plus faibles que prévu dans de nombreuses villes hôtes américaines. L’Uruguay n’a vendu que 3 000 forfaits touristiques – une fraction des éditions récentes.

Comme le résume un supporter japonais qui zappe sa sixième Coupe du monde consécutive :

« Mon impression, c’est “ça, c’est l’Amérique” : le capitalisme ultime. »

La Coupe du monde 2026 est-elle en train de mettre dehors les fans qui font sa magie ?

CONSEQUENCES SUR LES PAYS AFRICAINS

Cette mesure, validée par le secrétaire d’État Marco Rubio, vise à réduire drastiquement l’immigration légale et à couper dans les budgets de fonctionnement des ambassades. Les représentations locales non retenues ne traiteront plus que les urgences des citoyens américains.

C’est un coup dur financier et logistique pour des millions de demandeurs africains. Privés de service de proximité, les habitants de pays comme l’Algérie, le Maroc ou la Tunisie devront voyager à leurs frais (potentiellement jusqu’à Dakar) pour de simples entretiens de visa.

Face à ces nouvelles barrières administratives et financières (qui s’ajoutent à des cautions de 15 000 $ déjà imposées par le passé), les appels au boycott se multiplient sur les réseaux sociaux, accentuant l’isolement diplomatique des États-Unis en Afrique.

Source : Associated Press

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