Tunisie: le financement du cinéma belge exhibé comme modèle de réussite à Carthage

(Belga) En marge du festival des JCC, une délégation de la société Wallimage exposera lundi à Tunis le fonctionnement belge de l’aide au secteur audiovisuel, a indiqué dimanche son directeur Philippe Reynaert à l’agence Belga.

La vingt-neuvième session des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) a débuté, samedi soir, au cœur de la capitale tunisienne. Parallèlement à la compétition et aux divers événements organisés, un programme a été défini à l’attention des professionnels.

Dans le cadre de la plateforme « Carthage Pro », les représentants de la société Wallimage partageront lundi leur expertise en termes de financement de la création cinématographique. « Nous avons été invités par Néjib Ayed, le directeur des JCC, qui connaît bien la Belgique et qui sait que notre cinéma fonctionne bien », explique Philippe Reynaert.

« Soutenir la Tunisie est important dans la mesure où ce pays persiste dans ses idéaux de liberté et d’indépendance. » Au cours de la dernière décennie, le septième art a connu une explosion de créativité dans les pays africains et le monde arabe.

Dépendant financièrement des aides publiques, nombre de producteurs et réalisateurs se trouvent dans la difficulté s’ils ne parviennent pas à trouver de financements alternatifs. « Notre système fédéral de tax shelter, qui permet au privé d’investir en échange d’avantages fiscaux, a été amélioré et s’étend désormais aux arts de la scène », poursuit le patron de Wallimage. « Il pourrait très bien être adopté en Tunisie ou ailleurs. En 2017, le tax shelter a apporté 178 millions d’euros au secteur du cinéma belge. »

Au niveau wallon, la société Wallimage intervient en complément. « Créé en 2001, après le premier couronnement des frères Dardenne à Cannes, ce fonds économique soutient le secteur audiovisuel suivant certains critères, dont l’obligation de dépenser en Wallonie les sommes perçues, précise Philippe Reynaert. « Là encore, c’est un succès.

Globalement, chaque euro wallon octroyé aujourd’hui nous rapporte quatre fois plus. Nos coproductions génèrent des emplois et occasionnent des dépenses effectuées dans notre région qui, aujourd’hui, est devenue particulièrement attractive dans le domaine. » (Belga)

RTL.BE

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