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La police nationale espagnole a achevé le scellement d’un tunnel clandestin destiné au trafic massif de résine de cannabis, découvert à proximité de la frontière entre Ceuta et le Maroc, dans la zone industrielle du Tarajal. L’infrastructure, décrite comme d’un « haut niveau de sophistication », a été officiellement clôturée après plusieurs semaines d’inspections menées par des unités spécialisées, indique une publication d’Europa Sur.
Así es el interior del narcotúnel descubierto por @polica en #Ceuta el pasado mes de marzo
— Policía Nacional (@policia) April 24, 2026
La investigación continúa abierta contra el entramado de blanqueo de capitales de la organización criminal y no se descartan nuevas detenciones #SomosTuPolicía pic.twitter.com/3BZMR7Qgc5
Selon les informations relayées, les agents de l’Unité de sous-sol de la police nationale et du Groupe opérationnel d’interventions techniques (GOIT) ont travaillé aux côtés de pompiers et du Régiment du génie numéro 7 de Ceuta pour évaluer l’ensemble de la galerie. Celle-ci s’enfonce sur 19 mètres de profondeur, pour 1,20 mètre de hauteur et 80 centimètres de largeur. L’enquête est toutefois entravée par la présence d’eau dans le tunnel, ce qui empêche une exploration complète du tracé.
Un gardiennage permanent a été installé dans le hangar voisin, en attendant d’éventuelles informations sur la partie marocaine du tunnel, où débouche l’infrastructure.
Un deuxième tunnel en un an, sans réponse de Rabat
Ce nouveau tunnel n’est pas un cas isolé. Comme le précise Europa Sur citant le journal El Faro de Ceuta, il s’agit du deuxième souterrain découvert dans le secteur du Tarajal en l’espace d’un an. Le premier, localisé par la Garde civile dans le cadre de l’opération Hades, avait déjà révélé l’existence d’un vaste réseau de contrebande. Tous deux prenaient naissance en territoire marocien, aboutissaient dans des hangars de la même zone industrielle, et ont été utilisés pendant plusieurs années par des organisations criminelles pour faire entrer des tonnes de haschich en Espagne.
Dans les deux cas, les autorités espagnoles se heurtent au même obstacle : le silence de Rabat. Les commissions rogatoires envoyées au Maroc, y compris celles transmises par la juge María Tardón dans le cadre de l’enquête Hades, sont restées sans réponse officielle. La dernière requête judiciaire, formulée il y a quelques mois, est toujours lettre morte.
Une enquête bloquée, des interrogations persistantes
L’Espagne réclame cette coopération pour déterminer l’ampleur réelle du dispositif : identifier les constructeurs des tunnels, comprendre leur fonctionnement côté marocain, et établir les liens entre les personnes arrêtées à Ceuta et les réseaux implantés au Maroc. Sans ces informations, les investigations restent incomplètes.
Selon les données disponibles, les infrastructures étaient insonorisées, équipées pour laisser passer des cargaisons de drogue de manière quasi imperceptible, franchissant la frontière à proximité immédiate d’une base militaire. El Faro de Ceuta rapporte que des rumeurs non officielles ont évoqué des démissions et des sanctions internes du côté marocain, mais aucune reconnaissance publique n’a eu lieu. Le Maroc n’a émis aucun communiqué, n’a ouvert aucune enquête connue, et n’a officiellement fermé aucune des deux entrées du tunnel situées sur son sol.