Algérie : Une année nouvelle pour un nouveau profil

Remettre de l'ordre dans ses affaires n'est pas un exercice facile, car l'épreuve au fond est une lutte soutenue contre les fondamentaux d'une culture dépravée. Pour ce faire, la marche forcée n'a pas été aisée.

par Abdou BENABBOU

Il fallait que cette année vécue s’en aille en se faufilant dans une mue profonde pour céder la place à une nouvelle chargée d’espérances, d’attentes mais aussi de craintes fortes dans un monde en total bouleversement. Inutile de s’attarder sur les menaces rabâchées avec insistance qui pèsent chaque jour sur l’espèce humaine jusqu’à ne plus savoir avec quoi elle sera pétrie. Le lot des drames et des catastrophes, autant que les guerres produites par l’ineptie des hommes et la complicité d’un climat ici et là foudroyant, accompagné par une pandémie du siècle, a laissé convaincre que les jours de l’après ne seront jamais comme les jours de l’avant.

L’année qui s’en va a laissé des signes avant-coureurs sur un an nouveau où la désaxe des esprits partout dans le monde n’est pas écartée.

L’Algérie, partie prenante dans un continent outrageusement gercé et une région où tous les bas coups sont permis, n’a pas échappé au choc des ressacs d’un colonialisme reconfiguré et décidé à ne pas baisser les bras. Les Algériens n’ont pas fait le dos rond, mais ils l’ont tourné pour ne se préoccuper que de l’activation des nerfs indispensables pour que le meilleur de son futur soit assuré et garanti. Des mauvais coups venus d’ailleurs, ils en ont reçus. Ils font face eux aussi aux affres générées par la crise économique mondiale et les serres de l’inflation.

Remettre de l’ordre dans ses affaires n’est pas un exercice facile, car l’épreuve au fond est une lutte soutenue contre les fondamentaux d’une culture dépravée. Pour ce faire, la marche forcée n’a pas été aisée.

Lire aussi : Algeria: Bendjedid, the artifice of opening up to the West (CIA Archives, 1985)

Il ne s’agit pas seulement d’affronter les us et coutumes négatifs rivés par les mauvais artifices de la rente, mais d’adapter ou réadapter le profil de la société algérienne, par la contrainte législative s’il le faut, pour qu’elle soit au niveau d’une gageure à laquelle tous les peuples sont soumis.

Source : Le Quotidien d’Oran, 01/01/2026

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