La gestion de la diplomatie franco-algérienne suscite de vives critiques quant aux gains réels de la stratégie adoptée par Paris. Dans une analyse sans détour, le média Algerissima dresse un bilan critique de la récente séquence de tensions entre les deux rives de la Méditerranée, estimant que la posture française a surtout servi des intérêts de politique intérieure et médiatique au détriment des intérêts stratégiques du pays.
Selon Algerissima, « à Alger, chaque désaccord devenait une humiliation nationale et chaque réaction algérienne justifiait une nouvelle surenchère. » Cette spirale d’escalade a, d’après la publication, principalement profité à un cercle restreint d’acteurs politiques et médiatiques de l’Hexagone.
Gains individuels contre pertes stratégiques
Le constat dressé par le média met en lumière un décalage net entre les retombées politiques internes et la réalité géopolitique sur le terrain :
- Sur le plan politique et médiatique français : « Retailleau a gagné son parti. Les chaînes d’information ont gagné de l’audience. Les polémistes ont gagné des invitations », souligne la source, ciblant la mise en scène du débat public.
- Sur le plan géopolitique : Ce durcissement a laissé le champ libre à d’autres puissances internationales. Comme le rappelle Algerissima, « la Chine, l’Italie et la Turquie ont gagné du terrain » en Algérie durant cette même période.
Le média conclut son analyse en pointant du doigt la responsabilité des figures de proue du débat public français, estimant que « toute une classe médiatico-politique incarnée par Retailleau et Bolloré s’est bien payé la tête des Français. Mais l’addition est salée. »
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