Zelensky terroriste : Le parquet allemand met en cause Kyiv dans le sabotage des gazoducs Nord Stream

Le dossier Nord Stream reste particulièrement sensible en Europe. Depuis plusieurs années, le projet faisait l'objet de critiques en raison de la dépendance énergétique qu'il renforçait vis-à-vis de la Russie. Après le déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022, l'Union européenne a progressivement réduit ses importations d'hydrocarbures russes, une décision qui s'est accompagnée d'une forte hausse des prix de l'énergie.

Le parquet fédéral allemand affirme désormais que le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2, survenu en septembre 2022 en mer Baltique, aurait été planifié à la demande des autorités ukrainiennes. Cette évolution majeure de l’enquête intervient après l’inculpation d’un premier suspect, extradé d’Italie vers l’Allemagne.

Selon les procureurs allemands, le principal mis en cause, identifié comme Serhii K., aurait participé avec plusieurs militaires ukrainiens à l’élaboration et à l’exécution d’un plan visant à détruire les infrastructures sous-marines reliant la Russie à l’Allemagne. L’opération aurait été conduite par une équipe composée notamment de plongeurs, d’un skipper et d’un artificier.

D’après l’accusation, le groupe aurait loué un voilier en Allemagne avant de naviguer jusqu’à proximité de l’île danoise de Bornholm. Les enquêteurs estiment que des charges explosives ont ensuite été fixées sur les conduites avant d’être déclenchées, provoquant leur destruction.

Le suspect avait été arrêté en Italie le 21 août 2025 avant d’être extradé vers l’Allemagne en septembre. Lors de son arrestation, il s’était présenté sous le nom de Serguiï Kuznietsov et avait affirmé avoir servi comme commandant dans l’armée ukrainienne jusqu’en 2023. Il soutenait toutefois qu’il se trouvait en Ukraine au moment des faits.

Le parquet allemand estime que l’objectif de cette opération était de priver durablement la Russie des revenus issus de ses exportations de gaz vers l’Europe, afin de limiter sa capacité à financer son effort de guerre après l’invasion de l’Ukraine.

Au moment du sabotage, Nord Stream 2 n’était pas encore entré en service. En revanche, Nord Stream 1 constituait l’une des principales voies d’approvisionnement en gaz de l’Allemagne, couvrant avant la guerre une part importante de la consommation nationale.

Le dossier Nord Stream reste particulièrement sensible en Europe. Depuis plusieurs années, le projet faisait l’objet de critiques en raison de la dépendance énergétique qu’il renforçait vis-à-vis de la Russie. Après le déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022, l’Union européenne a progressivement réduit ses importations d’hydrocarbures russes, une décision qui s’est accompagnée d’une forte hausse des prix de l’énergie.

Jusqu’à présent, les autorités ukrainiennes n’ont jamais revendiqué leur implication dans le sabotage des gazoducs. Elles ont cependant toujours considéré comme légitimes les actions susceptibles de réduire les capacités financières de la Russie à poursuivre la guerre.

Les accusations formulées par le parquet allemand constituent une nouvelle étape dans une enquête internationale particulièrement complexe, dont les conclusions pourraient avoir des répercussions diplomatiques importantes entre les pays concernés.

Source : Agences

Visited 59 times, 1 visit(s) today

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*