La scène politico-sportive marocaine est en émoi après le verdict rendu, le [date à préciser], par le tribunal de Casablanca dans le retentissant dossier du narcotrafic surnommé « l’Escobar du Sahara ». L’affaire, qui a révélé des ramifications jusqu’au cœur des cercles du pouvoir, a abouti à des peines sévères.
Les condamnations principales :
-Saïd Naciri, président du club de football Wydad de Casablanca, a été condamné à 10 ans de prison ferme pour faux en écriture publique, participation au trafic de stupéfiants, infraction douanière, escroquerie et trafic d’influence. Il avait été placé en détention provisoire en début de procédure.
-Abdelnabi Bioui, ancien président de la région de l’Oriental et figure du parti Authenticité et Modernité (PAM, allié au gouvernement), a écopé de 12 ans de prison ferme.
-Abderrahim Bioui, son frère, a été condamné à 9 ans de réclusion.
-Belkacem M., ancien député, a reçu 10 ans de prison ferme pour faux, corruption, facilitation de l’immigration clandestine et participation au trafic.
L’affaire a éclaté en 2019, lorsque Jeune Afrique révélait les liens entre plusieurs hommes politiques et d’affaires marocains avec Haj Ahmed Benibrahim, dit « le Malien », considéré comme le plus grand baron de la drogue actif au Sahel et au Maroc. Arrêté en 2019 à l’aéroport de Casablanca, puis condamné à 10 ans de prison, ce dernier, se sentant trahi par ses anciens partenaires qui auraient mis la main sur ses biens, a « lâché le morceau » depuis sa cellule. Il a livré des noms, déclenchant une vaste enquête.
Selon les investigations, le réseau aurait organisé, depuis 2010, le transport de tonnes de résine de cannabis depuis les côtes marocaines (notamment Saïdia) et les régions du Sahara (Zagora, Agadir) vers la Libye et l’Égypte, à raison de trois à quatre opérations par an.
L’enquête, ouverte en décembre 2023, a conduit à l’interpellation de 28 personnes, incluant des parlementaires, des hommes d’affaires, des fonctionnaires et des membres des forces de l’ordre. Malgré les dénégations de Saïd Naciri et le silence de certains prévenus, le tribunal a estimé les preuves suffisantes pour établir leur culpabilité. Le « Malien » a par ailleurs été transféré de la prison d’El Jadida vers le complexe pénitentiaire d’Oukacha à Casablanca, dans le cadre des suites de l’affaire.
Ce jugement marque un tournant dans la lutte contre les réseaux de drogue au Maroc, en mettant en lumière l’imbrication du grand banditisme avec des sphères politiques, économiques et sportives de premier plan. L’affaire pourrait connaître de nouveaux rebondissements, les médias marocains évoquant l’apparition prochaine d’autres noms de l’establishment.
Selon El Heïba Cheikh Sidati, Directeur exécutif de l’Agence de presse indépendante mauritanienne, celui que les marocains surnomment « l’Escobar du Sahara » est connu localement en Mauritanie comme « l’homme de la montre». « L’homme que les médias marocains surnomment « l’Escobar du Sahara » est connu localement en Mauritanie comme « l’homme de la montre» », écrit le journaliste mauritanien dans son profile Facebook. «
« Détenu il y a quelques années, il a été déféré devant le tribunal correctionnel de Nouadhibou, qui a refusé de le juger faute de compétence et a décidé de le transférer devant le tribunal anticorruption, le dossier contenant des preuves de corruption. Il a ensuite été libéré dans des circonstances désormais bien connues, impliquant des avocats, une montre de luxe et d’autres éléments, et son affaire a été classée sans suite », conclue-t-il.
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