Mouvement Réformateur (MR) : La fausse exclusion de Chritophe Pourtois

Christophe Pourtois a pris la tête du Foyer Laekenois en 2019, une société immobilière de service public (SISP). Une nomination qui a suscité à l'époque certaines interrogations au sein de l'opposition bruxelloise. "Nomination politique, petits arrangements entre Yvan Mayeur et le MR bruxellois", affirment quelques élus locaux sous couvert d'anonymat cités par La DH.

Il était appelé par la presse locale de mandataire du MR, une appelation couvrant ses magouilles dans la région bruxelloise qui lui ont permis de se remplir les poches et de gagner de la « clientèle » pour son parti. Le scandale de Christophe Pourtois a explosé en 2017 lorsque Bruxelles s’est réveillé en apprenant que l’élu MR, aurait empoché au moins 30 000 euros en jetons de présence pour les réunions du centre public d’action sociale, mais aussi plus de 73 000 euros grâce à sa participation à des conseils d’administration d’autres organisations.

Selon la presse bruxelloise citée par Paris Match, au Logement bruxellois, il aurait touché 6000 euros de forfait, tandis qu’il gagnerait 32 365 euros en tant que membre du CA de l’hôpital Brugmann, et le même montant au sein de la coupole CHUB, qui regroupe quatre institutions hospitalières publiques et universitaires bruxelloises.

En additionnant tous ses revenus, M. Pourtois aurait donc gagné 103 000 euros brut par an, soit plus de 4 000 euros net par mois, selon les calculs de Bruzz, qui signale en outre que le libéral est également auditeur auprès de la Cour des comptes.

M. Pourtois a pris la tête du Foyer Laekenois en 2019, une société immobilière de service public (SISP). Une nomination qui a suscité à l’époque certaines interrogations au sein de l’opposition bruxelloise. « Nomination politique, petits arrangements entre Yvan Mayeur et le MR bruxellois », affirment quelques élus locaux sous couvert d’anonymat cités par La DH.

Son salaire au Foyer Laekenois ?, se demande La DH. « Cela relève de la vie privée », commente Christophe Pourtois, qui précise que son traitement sera inférieur à celui de son prédécesseur. D’après nos informations, le salaire d’un directeur-général d’un SISP tourne autour des 7.000 – 8.000 euros bruts par mois », indique le média belge. « Christophe Pourtois ne nous a par contre pas précisé s’il gardait ou quitter son job de Premier auditeur à la Cour des Comptes. Un poste qui lui a permis de toucher 73.675,04 euros l’an passé », conclue la même source.

En raison de cet énorme scandale, Pourtois a été exclu du Mouvement Réformateur (MR), rapporte l’édition de 7sur7 du 30 juin 2017. Il semble, cependant, posséder des puissants protecteurs au sein de ce parti au niveau de la Région de Bruxelles Capitale. En dépit des scandales de corruption qui gangrènt les logements sociaux, celle-ci a accepté de nommer Pourtois directeur du Foyer Laekenois faisant fi de son passé sulfureux. Le but est de lui permettre de continuer à travailler pour le MR en « mode silencieux ».

Et c’est ce qu’il fait. A l’instar des élites francophones de Bruxelles dont les partis ont perdu toute crédibilité en raison de leur manque de planification ni d’objectifs. En vue de compenser leur faillite, quoi de mieux que d’instrumentaliser les illétrés et communautaristes étrangers, notamment les marocains.

Aux bureaux de Pourtois, on se croirait au Maroc. Le(a) secrétaire, le(a) réceptionniste, l’agent de nettoyage, les ouvriers de construction, les électriciens, les chauffagistes, les technicies…et, bien sûr, les locataires dont l’immense majorité sont d’origine marocaine. Au Foyer Laekenois, Pourtois a pris le soin de transporter le soleil de Marrakech à Bruxelles avec tout ce que cela comporte en matière de criminalité, corruption et fraude. Au point de convertir le Foyer en un Far West bruxellois où règne la terreur. Le manque de réaction de la part de l’administration a créé un sentiment d’abandon auprès des locataires. « Tu crois qu’ils vont faire quelque chose », proteste une dame qui a décidé d’enfermer ses quatre enfants devant les agressions dans la place qui se trouve juste en face de leur fenêtre.

L’agence de logement social de Saint-Josse-ten-Noode n’existe plus. Le Foyer Anderlechtois occupe la une de la presse bruxelloise après une enquête de VRT qui a mis en lumière les pratiques présumées peu orthodoxes du président belgo-marocain de cette institution. Seule une personne d’une naïveté débordée pourrait croire en l’intégrité des responsables du Foyer. Notamment si l’on sait que le prix du loyer a presque double en moins de six ans.

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