Le discours officiel marocain présente de plus en plus l’Algérie comme principal adversaire stratégique plutôt qu’Israël, selon une publication de TSA-Algérie. Il estime que cette position sert à justifier la normalisation des relations entre Rabat et Israël ainsi que le silence du roi Mohammed VI face à la guerre à Gaza et aux tensions autour de Jérusalem.
L’article affirme que le Maroc a misé sur son rapprochement avec Israël, notamment dans le cadre des accords d’Abraham, pour consolider sa position sur la question du Sahara occidental et exercer une pression sur l’Algérie. Selon cette analyse, Rabat s’est senti renforcé par son alliance avec Israël et les États-Unis, multipliant les provocations envers Alger.
Toutefois, les récents développements au Moyen-Orient auraient montré les limites de cette stratégie. L’auteur soutient que les alliés régionaux de Washington, notamment dans le Golfe, ont dû faire face eux-mêmes aux menaces iraniennes, sans bénéficier d’une protection décisive des États-Unis ou d’Israël.
Le texte souligne également qu’Israël aurait révélé certaines vulnérabilités militaires face aux attaques iraniennes, tandis que l’Iran apparaît comme une puissance régionale capable de défendre ses intérêts et de négocier directement avec Washington. L’auteur conclut que cette évolution géopolitique pourrait constituer une désillusion pour le Maroc, qui comptait sur le soutien israélo-américain pour renforcer sa position régionale.
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