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L’Algérie porte aujourd’hui à l’ONU un ensemble de revendications très précises : reconnaissance, réparation, dépollution totale et transparence complète sur les essais nucléaires français dans le Sahara.
Ces demandes s’appuient sur des faits établis par plusieurs sources internationales.
Reconnaissance officielle des responsabilités françaises
L’Algérie exige que la France reconnaisse pleinement la responsabilité historique, morale et juridique des essais nucléaires menés entre 1960 et 1966 à Reggane et In Ekker, ainsi que des expérimentations chimiques à B2 Namous.
Dépollution totale des sites contaminés
C’est aujourd’hui la revendication centrale portée par Alger à l’ONU.
L’Algérie demande à la France :
- la prise en charge complète de la dépollution des sites de Reggane et In Ekker,
- la réhabilitation environnementale des zones contaminées,
- la remise des cartes topographiques indiquant les lieux exacts d’enfouissement des déchets radioactifs.
Alger a officiellement demandé en 2021 que Paris assume la réhabilitation des sites et fournisse les cartes des zones d’enfouissement, que la France refuse encore de communiquer.
Transparence totale sur les déchets enfouis
Les ONG et les experts ont démontré que la France a enterré volontairement des déchets radioactifs dans le Sahara, sans jamais en fournir la liste complète ni les coordonnées exactes.
L’Algérie exige donc :
- la liste exhaustive des déchets enfouis,
- la localisation précise des zones contaminées,
- l’accès aux archives militaires françaises.
Indemnisation des victimes
L’Algérie demande l’amélioration du dispositif d’indemnisation des victimes des essais nucléaires.
La loi française dite “Loi Morin” existe, mais elle est jugée insuffisante, mal appliquée et peu accessible aux Algériens.
Les analyses de presse indiquent que cette question reste un point de tension majeur
Cartographie et expertise scientifique conjointe
L’Algérie réclame :
- des études scientifiques conjointes pour mesurer la contamination,
- une cartographie précise des zones radioactives,
- l’accès aux données françaises sur les retombées, les tunnels, les explosions et les déchets.
Les rapports de la CRIIRAD montrent que des déchets radioactifs sont encore présents à l’air libre à In Ekker.