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Face aux récentes percées des groupes insurgés au nord du Mali, l’armée malienne est sur la défensive. Un retournement de situation qui profite à l’Algérie, dont l’influence dans la région était en déclin depuis fin 2023.
Les relations entre Bamako et Alger étaient quasi rompues, la junte accusant son voisin de « soutenir le terrorisme ». Mais les récents revers militaires des FAMa, malgré l’appui des paramilitaires russes d’Africa Corps, changent la donne. Alger est revenue au premier plan, proposant même à Moscou de faciliter une « retraite en bon ordre » de ses hommes.
Reste un obstacle de taille : la méfiance de Bamako, qui soupçonne l’Algérie de complicité avec certains groupes djihadistes, notamment ceux d’Iyad Ag Ghali. Alger a fermement réaffirmé son « rejet total du terrorisme », tout en défendant deux priorités stratégiques : l’intégrité territoriale du Mali, et une autonomie élargie pour le nord afin d’éviter toute sécession touareg.
Si elle désamorce ces suspicions, l’Algérie pourrait durablement renouer avec son rôle historique de parrain régional au Sahel. Les récentes visites des dirigeants tchadien et nigérien à Alger semblent d’ores et déjà confirmer ce mouvement.
Source : Le Monde