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Au Maroc, le pouvoir ne se gagne pas dans les urnes. Il ne se mérite pas par la compétence.
Il coule dans le sang ou plutôt… à travers une légende sacrée.
Le roi du Maroc se dit descendant du Prophète.
Sans élections, pas de débats.
La monarchie alaouite se présente comme intouchable, car « chérifienne ».
C’est le cœur du système marocain :
Un pouvoir absolu protégé par une narration religieuse.
On ne discute pas un roi, on n’ose même pas le nommer. Parce qu’il est « sacré ».
Mais soyons réalistes :
Qui a vérifié cette soi-disant affiliation ?
Où sont les preuves, les documents, les expertises ?
Pourquoi cette « lignée divine » ressemble-t-elle tant à une fiction d’État ?
Ce discours sacré n’est pas une vérité spirituelle, c’est une stratégie politique.
Un rideau d’encens pour cacher :
Le manque de légitimité électorale
L’autoritarisme du régime
La corruption à tous les niveaux
Car derrière le trône du « commandant des croyants », que voit-on ?
Un roi multimilliardaire
Une famille qui contrôle les banques, l’immobilier, les mines
Un pays où les riches s’enrichissent et les gens crèvent.
L’économie du Maroc ? Entre les mains du Palais.
La justice ? Infusée d’énergie.
Les médias ? Muselés.
Et tout cela fonctionne parce qu’on nous dit : « Ne critique pas le roi. Il est sacré. »
Bordel, vraiment ?
Alors pourquoi des centaines de prisonniers politiques ?
Pourquoi les Rifains, les Sahraouis, les opposants, pourrissent-ils dans les geôles d’un royaume soi-disant béni ?
Le problème avec le Maroc, ce n’est pas la religion.
C’est la confiscation de la religion pour justifier l’injustice.
Un roi n’est pas au-dessus du peuple parce qu’il se dit descendant du Prophète. Il a besoin d’être tenu pour responsable.
La monarchie marocaine ne gouverne pas par la loi divine, mais par la manipulation symbolique, la répression et le silence imposé.
Source : Rosembert Joe
