Après environ huit jours de détention, les migrants sont informés de leur expulsion. Faute d’intervention de leur ambassade, ils ne sont pas reconduits vers leur pays d’origine. À la place, ils sont transportés et abandonnés dans une zone tampon entre le Maroc et l’Algérie, sans ressources, sous la contrainte des forces de sécurité.
La situation des migrants ouest-africains au Maghreb demeure extrêmement préoccupante. Fin avril, sept ressortissants mauritaniens ont tenté de rejoindre l’Espagne via l’enclave de Melilla. Interceptés par les autorités marocaines, ils affirment avoir subi des violences physiques, des conditions de détention inhumaines, puis un abandon en zone désertique à la frontière algérienne.
Le 25 avril, un groupe de migrants, dont Ousmane et Amadou Mangane, quitte Agadir en direction du nord du Maroc. Leur objectif est de rejoindre Melilla, point de passage stratégique vers l’Europe.
Arrivés à proximité de la frontière, les migrants sont interceptés et placés dans des conteneurs. Selon les témoignages recueillis, ces lieux de détention sont surpeuplés et insalubres. Ousmane rapporte la présence de migrants soudanais enfermés depuis plusieurs jours, ce qui accentue un climat de peur et d’incertitude.
Les migrants décrivent des traitements dégradants et violents :
- Privation de nourriture et d’eau pendant plus de 24 heures
- Confiscation des effets personnels (téléphones, vivres)
- Violences physiques systématiques en cas de protestation
- Transferts répétés entre différents centres de détention
Amadou Mangane évoque un système destiné à briser psychologiquement les détenus, déclarant que les migrants sont « traités comme du bétail ».
Après environ huit jours de détention, les migrants sont informés de leur expulsion. Faute d’intervention de leur ambassade, ils ne sont pas reconduits vers leur pays d’origine. À la place, ils sont transportés et abandonnés dans une zone tampon entre le Maroc et l’Algérie, sans ressources, sous la contrainte des forces de sécurité.
Ces témoignages soulèvent de graves préoccupations en matière de droits humains :
- Respect des conventions internationales sur le traitement des migrants
- Conditions de détention arbitraires et inhumaines
- Pratiques de refoulement aux frontières
- Absence de protection consulaire
Le récit d’Ousmane et d’Amadou Mangane met en lumière les dangers et les abus auxquels sont confrontés les migrants en transit vers l’Europe. Cette situation appelle à une vigilance accrue des organisations internationales et à une responsabilisation des autorités concernées.
Avec RFI
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