Maroc : Le Makhzen complote en vue de saboter la visite de Pedro Sánchez en Algérie

Ce sommet intervient dans un contexte de normalisation accélérée entre Alger et Madrid. Pour rappel, les deux nations sortent d'une crise diplomatique inédite de près de 28 mois, déclenchée par le revirement de la position espagnole sur le dossier du Sahara occidental en 2022. D'après les estimations économiques avancées, ce gel a coûté environ 3,2 milliards d'euros aux entreprises espagnoles, les exportations vers l'Algérie s'effondrant de 1,9 milliard d'euros en 2021 à seulement 330 millions d'euros en 2023. Le redressement des échanges entamé au début de l'année 2025 trouve ici sa consécration.

Malgré les rumeurs persistantes faisant état d’un report, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez confirmera son déplacement hautement stratégique à Alger le 20 juillet prochain. Entre redéfinition des équilibres régionaux, contentieux sahraoui et enjeux énergétiques, cette visite marque le retour au premier plan d’un axe algéro-espagnol consolidé, au grand dam de Rabat.

La diplomatie méditerranéenne s’apprête à vivre un tournant décisif. Selon les informations rapportées par le média Echouroukonline, une intense campagne de désinformation, attribuée à des cercles médiatiques proches de la monarchie marocaine, a tenté d’ébranler la visite officielle du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, prévue en Algérie pour le 20 juillet. Ces rumeurs prétendaient que le voyage avait été ajourné à l’automne en raison des complications judiciaires entourant l’épouse du dirigeant espagnol, Begoña Gómez.

Toutefois, la réplique diplomatique et médiatique ne s’est pas fait attendre. D’après le quotidien espagnol The Objective, cité comme source de confirmation, la visite est fermement maintenue à la date prévue. Ce déplacement constituera la deuxième visite officielle de M. Sánchez en Algérie depuis 2020, consolidant ainsi la reprise des relations bilatérales après une longue période de glaciation.

Un agenda européen et ministériel d’envergure

Le périple du chef du gouvernement espagnol s’inscrit dans une séquence diplomatique d’importance. En effet, selon les mêmes canaux diplomatiques, Pedro Sánchez se rendra d’abord en France le 14 juillet pour assister au défilé militaire de la fête nationale à Paris, avant de s’envoler vers Alger. Pour ce déplacement en terre algérienne, il sera accompagné d’une délégation de haut niveau, incluant notamment la troisième vice-présidente et ministre de la Transition écologique, Sara Aagesen, soulignant la centralité des dossiers énergétiques et économiques dans les discussions à venir.

Le dossier du Sahara occidental en toile de fond

Au-delà des simples protocoles, cette visite coïncide avec des évolutions législatives majeures à Madrid concernant la mémoire coloniale. D’après les détails fournis, la Commission de la justice du Congrès espagnol a récemment débloqué un projet de loi historique porté par la coalition Sumar. Ce texte vise à accorder la nationalité espagnole aux Sahraouis nés sous la domination coloniale espagnole (avant le 11 août 1977), sans condition de résidence. Cette initiative, perçue par beaucoup comme le règlement d’une dette historique envers le peuple sahraoui, devrait être soumise au vote du Parlement avant la fin du mois, créant une résonance politique forte avec le déplacement d’Alger.

Parallèlement, selon les précisions d’Echouroukonline, cette dynamique de rapprochement est renforcée par les récents projets espagnols de régularisation de migrants, une mesure sectorielle qui devrait bénéficier à de nombreux ressortissants algériens établis de l’autre côté de la Méditerranée.

Fin de crise et nouveaux équilibres africains

Ce sommet intervient dans un contexte de normalisation accélérée entre Alger et Madrid. Pour rappel, les deux nations sortent d’une crise diplomatique inédite de près de 28 mois, déclenchée par le revirement de la position espagnole sur le dossier du Sahara occidental en 2022. D’après les estimations économiques avancées, ce gel a coûté environ 3,2 milliards d’euros aux entreprises espagnoles, les exportations vers l’Algérie s’effondrant de 1,9 milliard d’euros en 2021 à seulement 330 millions d’euros en 2023. Le redressement des échanges entamé au début de l’année 2025 trouve ici sa consécration.

Selon l’analyse des sources médiatiques, la nervosité de Rabat face à cette visite ne se limite pas à l’axe Madrid-Alger. Elle s’inscrit également dans la crainte de voir l’Algérie consolider son assise sur le continent européen. En effet, d’après Echouroukonline, le président algérien Abdelmadjid Tebboune est attendu en Allemagne à la fin du mois pour approfondir la coopération bilatérale. Face à un bloc européen où l’Algérie dispose déjà de liens stratégiques de premier ordre avec l’Italie et l’Espagne, et d’un dialogue renforcé avec Berlin, la position d’Alger en Europe en sort considérablement fortifiée. Et ce, au moment même où les discussions cruciales sur la révision de l’Accord d’association de 2005 entre l’Algérie et l’Union européenne entrent dans une phase active.

Visited 253 times, 4 visit(s) today

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*