Le Burkina Faso a officiellement rompu ses relations diplomatiques avec la France ce vendredi 26 juin, franchissant une étape décisive dans la dégradation d’un lien déjà profondément fragilisé entre Ouagadougou et son ancienne puissance coloniale.
L’annonce a été faite sur la télévision d’État par le ministre de la Communication, Gilbert Ouédraogo, qui a justifié cette décision par l’absence de « conditions essentielles » à des relations fondées sur le respect mutuel, la confiance réciproque et la non-ingérence dans les affaires intérieures du pays. Il a par ailleurs accusé Paris de soutenir des « réseaux subversifs » et des « terroristes » — des accusations que la France avait déjà démenties par le passé.
Cette rupture s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays, alimentées par des désaccords profonds sur les questions de sécurité, de souveraineté et d’ingérence étrangère présumée. Le pays traverse depuis une décennie une grave crise sécuritaire liée à une insurrection djihadiste, partie du Mali voisin, qui a fait des milliers de morts et contraint des millions de personnes à fuir leurs foyers.
Le Burkina Faso rejoint ainsi le Mali et le Niger dans leur rupture ouverte avec Paris, accentuant le recul de l’influence française au Sahel.
Le ministère français des Affaires étrangères n’avait pas réagi dans l’immédiat.
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