Madrid a fermé les portes à la presse et au parti Sumar au sommet qui réunira Pedro Sanchez et Aziz Akhannouch jeudi.
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Les gouvernements espagnol et marocain tiendront jeudi le 13ème sommet bilatéral, précédé la veille d’une rencontre à caractère économique.
La Moncloa a décidé de blinder la réunion de haut niveau (RHN), au cours de laquelle ils prévoient de signer onze accords bilatéraux. Elle durera moins de 3 heures et il n’y aura aucune déclaration à la presse. Selon la presse espagnole, Sanchez ne veut pas être dérangé avec la question du Sahara Occidental. Pour d’autres, il tente de jouer l’équilibriste dans le but d’inviter le président algérien pour une visite en Espagne.
Aucun ministre de Sumar ne participera au sommet et Les Canaries dénoncent leur exclusion du sommet entre l’Espagne et le Maroc malgré les revendications expansionnistes de Rabat sur leurs eaux.
Pas de nouvelles concessions au Maroc concernant le Sahara Occidental
Selon Europa Press, dans ce sommet, l’on s’attend pas à ce que Sanchez fasse de nouvelles concessions sur le Sahara occidental après avoir déjà soutenu le plan d’autonomie proposé par le Maroc. Selon les experts, aucune grande annonce n’est prévue à ce sujet.
En mars 2022, Sánchez avait déjà exprimé son soutien à ce plan dans une lettre adressée à Mohammed VI, soulignant qu’il s’agissait de « la base la plus sérieuse, crédible et réaliste » pour résoudre le conflit. Cela a marqué le début d’une nouvelle phase dans les relations, qui s’est renforcée lors de rencontres successives, y compris la Réunion de Haut Niveau à Rabat en février 2023 et une autre rencontre en février 2024.
Depuis lors, d’autres pays comme la France et les États-Unis ont également soutenu le plan, mais malgré cela, les experts jugent peu probable que l’Espagne fasse des gestes supplémentaires dans les circonstances actuelles, principalement en raison du coût politique interne que cela impliquerait.
Ignacio Molina, du Real Instituto Elcano, affirme que faire de nouvelles concessions serait « extrêmement impopulaire en Espagne, et le Maroc sait qu’il ne peut pas demander cela au gouvernement espagnol ». Il ajoute que le tournant pris en 2022 constitue déjà une concession importante et que le gouvernement adoptera probablement un profil bas sur cette question.
Irene Fernández Molina et Isaías Barreñada ont exprimé des opinions similaires, indiquant qu’aucune nouvelle concession n’est attendue et que tout pas dans cette direction serait une grave erreur diplomatique. Fernández souligne également l’importance du rôle de l’Espagne dans l’UE et la manière dont cela pourrait influencer le processus de négociation à l’avenir.
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