Le 21 mars 2018, l’ancien Président de la République française, Nicolas Sarkozy, a été mis en examen après 24 heures de garde à vue, pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens. Placé sous contrôle judiciaire, il a aussitôt saisi la Cour d’appel de Paris, qui examinera le 17 octobre 2019 sa requête pour demander l’annulation de sa mise en examen.
Qui se souvient d’ailleurs de cette nouvelle mise en cause de l’ancien Président, lui qui cumule désormais les démêlées avec la Justice comme un vulgaire délinquant récidiviste ? Renvoyé devant le tribunal correctionnel pour financement illégal de campagne électoral (en 2012 cette fois, dans le cadre de l’affaire Bygmalion), mis en examen pour trafic d’influence et corruption active (pour avoir tenté de corrompre le haut magistrat Glibert Azibert), Nicolas Sarkozy est aussi dans le collimateur des juges pour bien d’autres affaires dont celles des sondages de l’Elysée et de l’attentat de Karachi, même s’il a bénéficié de non-lieu dans plusieurs dossiers scabreux dont celui de Liliane Bettencourt.
Un message attribué à Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, jeudi dernier. Dans cette publication, largement partagée par les internautes libyens, l’intéressé se féliciterait de l’incarcération de l’ancien président français Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé.
Le message, rédigé sur un ton empreint d’ironie et de revanche, fait référence aux événements de 2011 :
« Par une telle nuit de 2011, j’étais allongé dans le désert de Zamzam, blessé, poursuivi par les avions de l’OTAN et ses agents au sol, et Sarkozy dormait dans le palais de l’Elysée. Aujourd’hui, ici je dors dans ma belle chambre, et Sarkozy dort dans sa cellule solitaire. J’ai travaillé quatorze ans pour arriver à ce résultat ».
Louange à Dieu, il n’y a de dieu qu’Allah, et Dieu est le plus grand. »
Cette déclaration intervient dans un contexte politique toujours tendu en Libye, où la stabilité demeure fragile et les élections nationales incertaines. Pour de nombreux observateurs, ce message illustre la persistance des rancunes liées à l’intervention militaire occidentale de 2011, soutenue par la France de Nicolas Sarkozy.
