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SI SEULEMENT LE CITOYEN FRANÇAIS CONNAISSAIT LES VRAIES RAISONS DE LA BROUILLE ENTRE ALGER ET PARIS
Il est des brouilles diplomatiques dont l’ampleur dépasse l’entendement. Celle qui oppose aujourd’hui Alger et Paris en est un exemple presque caricatural. Qu’un lien historique, humain et économique d’une telle profondeur soit sacrifié pour… douze voyous algériens relève de l’absurde.
Il fallait oser. Et la France officielle l’a fait : sacrifier des décennies de relations avec l’Algérie, renoncer à des milliards d’euros d’échanges, fragiliser un partenaire stratégique… pour douze individus. Douze voyous ! Pas douze prix Nobel, pas douze sauveurs de l’humanité — non, douze repris de justice algériens.
Leur CV est un bijou de la délinquance : entrés pour la plupart clandestinement en France, condamnés pour terrorisme, extorsion, chantage, escroquerie et viols… Bref, de parfaits candidats pour un vol direct vers Alger et une comparution devant la justice de leur pays. Ce serait logique, ce serait pragmatique, ce serait… dans l’intérêt national.
Ces douze individus, tous algériens que la France refuse de les livrer à la justice algérienne ont un casier est aussi sombre que leur influence. En Algérie, la justice les réclame pour qu’ils répondent de leurs crimes. En France, le discours officiel promet depuis des années l’expulsion de tout étranger malfaiteur mais pas ceux-là . Pourquoi ? Non par compassion, encore moins par respect de la justice, mais pour en faire un outil de pression politique. L’Algérie, pense-t-on, pliera face à ce chantage de bas étage.
Le résultat est là : pour protéger douze repris de justice, la France hypothèque des milliards d’euros d’intérêts économiques, fragilise un partenariat stratégique, et envoie un signal désastreux à l’ensemble du Maghreb. Pire : elle se lie elle-même les mains. En bloquant ces extraditions, Paris se prive de la possibilité d’expulser des milliers d’Algériens jugés indésirables sur son sol.
C’est un paradoxe qui confine au ridicule : garder douze voyous pour pouvoir… garder des milliers d’indésirables.
Derrière cette incohérence, il n’y a pas l’intérêt supérieur de la nation, mais de petits calculs électoraux. Un pari cynique : flatter tel électorat, éviter telle polémique, ménager telle alliance interne. Les gouvernants savent que la ligne dure contre Alger séduit une partie de l’opinion française, même au prix d’une impasse diplomatique.
Ce n’est pas la première fois que la France sacrifie sa diplomatie à l’autel de l’électoralisme, mais rarement l’irrationalité a été si flagrante. La logique d’État a cédé la place à une logique d’appareil, le pragmatisme à la posture.
Mais ce n’est pas le parfum de l’intérêt national qui attire les politiques français , c’est le l’odeur nauséabonde et enivrante du calcul purement électoral. Celui qui pousse à saborder une diplomatie pour flatter quelques électeurs à l’extrême droite, pour faire croire que l’on “tient tête” à Alger. Une illusion de fermeté, payée cash par la perte d’influence et de contrats.
Pendant ce temps, les relations bilatérales se dégradent, les opportunités économiques s’envolent, et d’autres puissances — États-Unis, Chine, Russie — se frottent les mains. Et tout cela pour les beaux yeux de douze salopards .
Source: Mel Kam

