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Paris cherche à nouveau l’apaisement avec l’Algérie

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Depuis près d'une semaine, la diplomatie française est vivement critiquée par les défenseurs de Sansal, notamment par le Comité international de soutien à Boualem Sansal, représenté par sa présidente, Noëlle Lenoir, et son membre actif, Arnaud Benedetti. Ce comité accuse les autorités françaises de ne pas agir avec suffisamment d'énergie, estimant que l'heure n'est plus aux gestes d'apaisement avec l'Algérie.

Les autorités françaises ont réitéré leur position visant à éviter une escalade verbale et politique contre l’Algérie. Cette décision intervient après que Paris a estimé que cette stratégie serait inefficace et compliquerait encore davantage la situation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, condamné à cinq ans de prison.

La décision a été prise par le ministre délégué français chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Thani Mohamed Soilihi, qui a relevé que le gouvernement français préfère agir « discrètement » pour sécuriser ses ressortissants à l’étranger, notamment Boualem Sansal, estimant que les dénonciations publiques ne font qu’aggraver leur situation, a déclaré le ministre délégué chargé des partenariats internationaux, selon l’Agence France-Presse (AFP) mercredi soir.

« Certains s’agitent ou nient sans rien obtenir, ce qui aggrave la situation. Nous agissons en silence, avec pour seul guide les résultats », a ajouté Thani Mohamed Soilihi.

L’agence officielle a expliqué que la déclaration du responsable du gouvernement de François Bayrou intervient à un moment où certains responsables politiques appellent le gouvernement à hausser le ton, notamment à propos de l’Algérie et de l’Iran, qui a également emprisonné deux citoyens français (une femme et un homme) accusés d’espionnage pour l’entité sioniste.

En réponse aux questions du gouvernement au Sénat, en l’absence du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, présent à Londres en visite officielle avec Emmanuel Macron, le ministre français a confirmé que « l’ensemble du corps diplomatique français est mobilisé pour obtenir la libération des ressortissants français détenus » à l’étranger.

Après une trêve inopinée du côté français, débutée quelques semaines avant l’audience en appel dans l’affaire Boualem Sansal et prolongée jusqu’au jour de l’Indépendance, les Français espéraient la libération de leur « écrivain », soit par une réduction de peine, soit par une grâce présidentielle. Cependant, aucune de ces deux possibilités ne s’est concrétisée, ce qui a bouleversé le paysage politique et médiatique français et placé les autorités françaises, Emmanuel Macron en tête, dans une situation embarrassante face à l’opinion publique locale.

Depuis près d’une semaine, la diplomatie française est vivement critiquée par les défenseurs de Sansal, notamment par le Comité international de soutien à Boualem Sansal, représenté par sa présidente, Noëlle Lenoir, et son membre actif, Arnaud Benedetti. Ce comité accuse les autorités françaises de ne pas agir avec suffisamment d’énergie, estimant que l’heure n’est plus aux gestes d’apaisement.

Bien que Sansal n’ait pas bénéficié de la grâce du président Abdelmadjid Tebboune, en raison de la déclaration de la présidence algérienne excluant les auteurs de crimes contre l’intégrité territoriale du pays, plusieurs responsables français et des personnalités affiliées à l’extrême droite ont affirmé qu’une grâce était toujours possible et pourrait même être envisagée pour des raisons de santé. Cela a incité l’Agence de presse algérienne à diffuser un télégramme anéantissant tout espoir de grâce pour l’écrivain franco-algérien.

Cette évolution a suscité l’émoi dans les milieux politiques et diplomatiques français, et la perspective d’une nouvelle escalade entre les deux camps, amorcée plus tôt cette année, s’est dessinée. Cette situation a été marquée par le retour de l’ancien ambassadeur de France en Algérie, qui a exercé deux fonctions.

Source : Echouroukonline, 11/07/2025

#Algérie #France

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