Quand Liliane Maury-Pasquier se rebelle contre le Maroc

Tags : Maroc, APCE, Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Sahara Occidental, droits de l’homme,

Lors de sa visite au Maroc en Avril 2013, les autorités marocaines ont proposé à la délégation de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) d’écouter les intervenants suivants :

Délégation de l’APCE/Propositions d’interlocuteurs (non gouvernementaux)

I- Droits de l’Homme

1 M. Cherkaoui Mohamed Salem  : Président de la Commission Régionale du CNDH ( Laayoune)  ;

2- M. El Houssein Beida , acteur associatif , Laayoune  ;

3- M. Abdelmajid Attartor  : membre du collectif des victimes de Gdeim Izik  ;

4- M. Talbi Alami Président de la Commission d’enquête parlementaire sur les incidents de Gdeim Izik  ;

5- Khadija El Mrwazi, Présidente d el’Association Al Wasit.

6- M. Dahi Agai, Président de l’Association des Victimes des Violations des Droits de l’Homme par le polisario  ;

7- M. Hassan Semlali, membre de l’Association «  Al Wassit  », Observateur au Procès des personnes impliquées dans les événements de Gdeim Izik.

II- Genèse et Evolution du différend  :

1 M. Omar Hadrami (membre fondateur du polisario)  ;

2- Parlementaires des Provinces du Sud (en concertation avec les Présidents des deux chambres…)

III- Développement Economique/Ressources naturelles  :

1 M. Chakib Benmoussa, Président du Conseil Economique, Social et Environnemental  ;
2 M. ElMami Boussif , Président de la Région de Saquiet Al Hamra  ;

3- M. Sidi Ahmed Daha , Directeur de la coopération à l’Agence de Développement des Provinces du Sud  ;
4- M. Maoulainine Ahmed Maoulainine , Directeur de PhosBoucraa  ;


Après son retour à Bruxelles, la rapporteure de la délégation a dénoncé des « pressions exercées par les autorités marocaines »


La Rapporteure de l’APCE regrette « les pressions exercées par les autorités marocaines » lors de sa visite dans le Royaume

La Rapporteure de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), Mme Liliane Maury-Pasquier, a regretté « les pressions exercées par les autorités marocaines » lors de sa visite, en mai dernier dans le Royaume, rappelant que ces autorités l' »ont empêchée de rencontrer des représentants de la société civile et des ONG à Laâyoune » Dans un document distribué à l’issue d’une audition, jeudi à Paris, par l’APCE pour débattre de la contribution parlementaire à la résolution du conflit au Sahara, la Rapporteure a souligné que « ces organisations ne sont pas reconnues par les autorités marocaines en dépit des demandes répétées ».

Admettant qu’elle avait entendu, lors de ses réunions au Maroc, deux versions et perspectives d’avenir différentes, Mme Pasquier a regretté en revanche « l’absence d’un dialogue constructif ».

A son avis, « reconnaître et enregistrer les associations illégales est une condition préalable au dialogue et permettrait aux autorités marocaines d’avoir un interlocuteur dans des moments de tensions et de soulèvements ».

Elle souligne également dans ce document « la nécessité de garantir pleinement la liberté d’association et de réunion et d’autoriser d’autres organisations internationales et ONG à visiter la région ».

Elle rappelle en outre que la Commission a décidé d’inviter deux représentants du «polisario » à cette audition et demande l’autorisation de la Commission pour effectuer une visite en Algérie, en particulier dans les camps de Tindouf.

La Rapporteure de l’APCE s’inquiète, enfin, des récentes « arrestations de six Sahraouis et des allégations de mauvais traitements et de torture, qui ont été soulevées par Amnesty International.

Cette audition s’est déroulée en présence de parlementaires et politiques marocains, notamment le président du Conseil national des droits de l’Homme, Driss Yazami et de la députée Hasna Abouzeid, du représentant du polisario en France, Omar Mansour ainsi que de parlementaires algériens et de « députés sahraouis ».