Maroc : Omar Radi ou le procès du journalisme libre

Omar Radi a fait la démonstration durant 2 h que nous sommes bien dans un procès politique. Ce qui est visé, c’est le journalisme libre et indépendant.

• Pour la Cour, les contacts avec une ambassade et toute personne étrangère sont suspects. Se déplacer au Rif pour une couverture journalistique cacherait un agenda.

• Le journaliste au Maroc doit désormais s’interdire tout contact avec un pays qui serait en conflit avec l’Etat, comme les Pays-Bas, l’Espagne ou l’Allemagne. Vu que notre diplomatie a choisi l’affrontement, cette liste devrait s’allonger. Ils veulent un journalisme lénifiant et aux ordres.

• Pour le pdt de la Cour, un journaliste doit avoir la carte de presse. Il a longuement insisté sur ce point. Omar qui ne l’a eu qu’en 2020, a répondu : « Quand j’interviewais les hauts responsables dont le patron du BCIJ personne ne m’a demandé si j’avais une carte de presse ou pas et maintenant on réduit le journaliste à cette carte ».

• Face au journalisme indépendant, l’Etat nous oppose Chouf TV. Ce média de diffamation est bien au centre de ce procès et celui de Souleimane. Média bénéficiant des fuites de la part des donneurs d’ordre de ces poursuites.

• J’étais choqué quand la Cour a exposé sur les écrans géants deux articles diffamatoires de Chouf TV à l’encontre de Radi. Ces 2 articles sont OFFICIELLEMENT à l’origine de l’enquête du parquet. Dans un monde normal, Celui qui devrait être poursuivi c’est bien Chouf TV qui a diffamé Radi.

Omar a été convaincant, limpide et précis.

Page Facebook de Salaheddine Lemaizi, 29 juin 2021

Etiquettes : Maroc, Omar Radi, Soulaiman Raïssouni, presse, liberté de presse, droits de l’homme, liberté d’expression,

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