Criminalité en Tunisie: un weekend à la Rio de Janeiro

Le nombre de crimes rapportés aux policiers tunisiens ne cesse de croître particulièrement au niveau du Grand Tunis. Sousse arrive en deuxième position en matière de criminalité, suivie de Nabeul, Sfax et Tataouine. Les chiffres sont devenus plus qu’alarmants et l’image de la Tunisie en tant que destination sûre semble être en danger. En effet, selon de nouvelles statistiques révélées par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), le nombre des crimes enregistrés en Tunisie en 2018 s’élève déjà à 185.617. Ce chiffre pourrait être revu à la hausse pour atteindre les 200 mille d’ici le 31 décembre prochain.

Les prévisions de l’ITES ne semblent pas être exagérées. En effet, nous avons assisté pendant ce weekend dernier à une série de crimes odieux. Entre viol de mineure, meurtre, braquage armé, la liste est longue.
Une situation inquiétante voire alarmante comme l’estime déjà le directeur de l’ITES, Neji Jalloul. L’identification en urgence de l’origine de la monté en flèche de la criminalité en Tunisie devient donc une nécessité pour pouvoir lutter contre ce phénomène qui menace désormais la stabilité sociale et la sécurité du pays.

Il ne passe pas un jour sans que les médias rapportent les faits de crimes crapuleux et de viols d’enfants innocents. Ce weekend à El Kram Est, une tuniso-ukrainienne a été assassinée dimanche 09 décembre 2018 par un jeune homme de 21 ans. Sa fille a été grièvement blessée. Le meurtrier qui était armé d’un couteau s’est infiltré dans la maison de ses victimes pour la cambrioler avant de finir par les poignarder. Le meurtrier a été arrêté par les forces de l’ordre.

A Sidi Hcine Sijoumi, un individu de 25 ans, originaire de la cité 20 mars, a été arrêté dimanche 09 décembre 2018 suite à une descente sécuritaire effectuée au domicile de son ami. Il est accusé de détournement et de viol d’une mineure de 16 ans. Il est également accusé de consommation de drogue. Il fait déjà l’objet de 5 avis de recherche.

Toujours à Sidi Hcine Sijoumi, les unités sécuritaires ont réussi à arrêter dimanche 09 décembre 2018, un délinquant classé dangereux accusé d’un braquage armé à l’encontre de la femme d’un sécuritaire. Il lui a enlevé son sac à main qui renfermait 6000 dinars et ce après l’avoir agressée et puis menacée à l’aide d’un grand couteau.

Par ailleurs, les unités sécuritaires à Sidi Hcine Sijoumi ont procédé durant la même journée à l’arrestation d’un élément classé dangereux qui avait agressé grièvement un soldat à la cité Zahrouni lors d’un braquage armé. La victime a été grièvement agressée jusqu’à perdre toutes ses dents et ce, pour avoir refusé de remettre de l’argent et son téléphone au criminel.

A Bab Bhar, deux éléments recherchés ont été arrêtés dimanche. Ils sont accusé d’avoir braqué un soldat au niveau de la région de Dubosville et ce, après l’avoir agressé à l’aide d’une hache. Les enquêtes préliminaires ont révélé que les deux criminels étaient sous l’effet de la drogue.

Un peu plus loin de la capitale, à El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan, les corps de deux jeunes hommes âgés de 20 et 31 ans ont été retrouvés dimanche 09 décembre 2018 baignant dans une mare de sang. Selon les premiers éléments de l’enquête, une soirée arrosée a viré au drame. Les deux défunts ont été agressés au niveau de leurs cranes, par leurs compagnons, à l’aide d’une arme blanche.

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