Jeffrey Epstein may have been nothing more than a tool of those allegedly holding the reins of a plan for global domination through a hidden government whose chief weapon is blackmail
Cinq victimes, dont une mannequin ouzbèke, ont raconté devant des élus démocrates comment Jeffrey Epstein a continué à abuser d’elles alors qu’il purgeait une peine de 18 mois de prison en semi-liberté.
Pendant que Jeffrey Epstein purgeait une peine aménagée de 18 mois de prison pour pédocriminalité à Palm Beach, il n’a jamais cessé de violer des femmes. C’est ce qu’ont affirmé, mardi 12 mai, cinq victimes et la famille d’une sixième jeune femme décédée en 2025, lors d’une audition à laquelle Radio France a pu assister.
Les témoignages, recueillis par les élus démocrates de la commission d’enquête de la Chambre des représentants, ont eu lieu en Floride, à quelques encablures de Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump. « Nous sommes ici au cœur du système Epstein. Palm Beach est le Ground zero de son entreprise criminelle », a déclaré le représentant démocrate Robert Garcia.
« Il plaisantait au sujet de sa condamnation »
Parmi les témoins, Roza, mannequin ouzbèke, aujourd’hui âgée de 35 ans, a raconté, le visage découvert, l’enfer qu’elle a vécu. En 2009, à 18 ans, elle est envoyée à Palm Beach par l’agent français Jean-Luc Brunel, lui-même mis en cause dans l’affaire, pour rencontrer Jeffrey Epstein. Ce dernier lui promet de lancer sa carrière. Mais, dit-elle, « je n’avais pas d’argent, pas de famille aux États-Unis. J’étais la proie idéale ».
Pendant trois ans, Roza affirme avoir été violée à plusieurs reprises par le financier, alors même qu’il purgeait officiellement une peine pour délits sexuels sur mineures. « Je l’ai rencontré dans sa maison en 2009. Il n’était pas en prison. Il plaisantait même avec ses copains au sujet de sa condamnation et s’enorgueillissait de continuer à voir des filles. Il m’a violée en permanence pendant trois ans », a-t-elle déclaré en larmes.
À l’époque, Epstein bénéficiait d’un régime de semi-liberté lui permettant de sortir en journée pour « travailler » chez lui, avant de regagner sa cellule le soir. Les témoignages recueillis par la commission confirment que ce dispositif, bien que présenté comme une mesure de réinsertion, n’a en réalité nullement empêché la réitération des faits.
Crainte d’une grâce présidentielle pour Ghislaine Maxwell
Au-delà de ces révélations, les victimes et les élus démocrates expriment une inquiétude grandissante : Donald Trump, dont la proximité géographique avec Epstein à Palm Beach est connue, pourrait-il gracier Ghislaine Maxwell, l’ex-compagne et complice du prédateur ?
Condamnée à vingt ans de prison pour trafic sexuel de mineures, Maxwell purge actuellement sa peine. Mais le président américain entretient délibérément le flou sur une éventuelle grâce, alimentant une vive polémique à quelques mois d’élections décisives. « Les victimes ne peuvent pas supporter l’idée que sa complice soit libérée », a souligné un avocat présent à l’audience.
Les élus démocrates se sont engagés à proposer de nouvelles lois en faveur des droits des victimes. Selon les estimations des avocats et des parlementaires, le réseau Epstein compterait près de 1 200 victimes.
Avec Radio France
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