Le Pakistan accueillera des pourparlers avec l’Arabie saoudite, la Turquie et l’Égypte dans le contexte de la diplomatie liée à la guerre contre l’Iran.

Eight months after the 12-day war, Washington has launched an air campaign against Iran, and the results of this action could be dramatic.

Le Pakistan s’impose progressivement comme un acteur diplomatique clé dans les efforts visant à mettre fin à la guerre en Iran. Dès dimanche, le pays accueillera une série de discussions réunissant les ministres des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, de la Turquie et de l’Égypte, dans un contexte de tensions régionales persistantes.

Selon le ministère pakistanais des Affaires étrangères, ces pourparlers de deux jours porteront sur « un large éventail de questions », avec un accent particulier sur les moyens de désamorcer l’escalade militaire. L’objectif affiché est de coordonner les positions de ces puissances régionales face à un conflit qui menace à la fois la stabilité du Moyen-Orient et les équilibres économiques mondiaux.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a précisé que la réunion visait à mettre en place un mécanisme concret de désescalade. « Nous discuterons de l’évolution des négociations et de ce que ces quatre pays peuvent entreprendre ensemble », a-t-il déclaré à un média turc.

Depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par les États-Unis et Israël, ces quatre pays jouent un rôle de médiateurs informels entre Washington et Téhéran. Tous partagent une préoccupation commune : la sécurité des routes énergétiques et commerciales, notamment dans le détroit stratégique d’Ormuz.

Dans ce contexte, Islamabad cherche à aller plus loin. Le Pakistan a déjà transmis à l’Iran une proposition américaine visant à mettre fin au conflit et s’est dit prêt à accueillir d’éventuelles բանակցations directes entre les deux ennemis. Des responsables iraniens auraient indiqué que des discussions pourraient se tenir soit au Pakistan, soit en Turquie.

Du côté américain, le président Donald Trump s’est montré optimiste, affirmant que les discussions avec l’Iran progressaient « très bien ». Une déclaration immédiatement démentie par Téhéran, qui nie tout dialogue direct avec Washington.

L’Iran examine actuellement une proposition américaine en quinze points, jugée par certains responsables iraniens comme « déséquilibrée et injuste ». Parmi les exigences évoquées figurent le démantèlement du programme nucléaire iranien, la limitation de ses capacités balistiques et un contrôle accru du détroit d’Ormuz — autant de conditions sensibles pour la République islamique.

Dans un discours prononcé à Istanbul, Hakan Fidan a souligné que l’émergence d’un « système mondial polycentrique » rendait indispensable une coopération accrue pour protéger les axes stratégiques du commerce mondial. Il a appelé à des « mesures concrètes et rapides » afin d’éviter une aggravation du conflit, dont les répercussions pourraient s’étendre bien au-delà de la région.

Alors que la guerre entre dans son deuxième mois, ces discussions à Islamabad pourraient constituer une étape décisive vers une désescalade — ou, à défaut, révéler les profondes divergences qui persistent entre les différentes puissances impliquées.

Avec Reuters

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