Maroc : le sélectionneur Walid Regragui déjà sur la sellette à quatre mois du Mondial 2026

Walid Regragui (50 ans) a mené le Maroc en demi-finale de la Coupe du Monde 2022 au Qatar — un record historique pour une nation africaine — mais il a échoué à remporter la Coupe d'Afrique des Nations, que ce soit en 2023 ou en 2025.

Alors que la Coupe du Monde 2026 (États-Unis, Mexique, Canada) débutera dans seulement quatre mois, l’avenir de Walid Regragui à la tête de l’équipe nationale du Maroc est plus qu’incertain. La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a démenti mardi un départ immédiat du technicien de 50 ans, mais les coulisses s’activent déjà pour lui trouver un successeur de prestige.

Selon des informations concordantes, la FRMF a pris contact avec plusieurs candidats pour un éventuel remplacement. Le nom le plus en vue serait celui de l’ancien milieu de terrain espagnol Xavi Hernandez, champion du monde 2010 et ancien entraîneur du FC Barcelone. Toutefois, aucun accord n’aurait été trouvé avec le Catalan de 46 ans. Une source proche du dossier indique même que Xavi privilégierait une arrivée… après le Mondial cet été.

Un héros de 2022 rattrapé par l’échec en Coupe d’Afrique

L’embellie post-Qatar 2022 semble bel et bien terminée pour Walid Regragui. Véritable héros national pour avoir mené les Lions de l’Atlas en demi-finale du Mondial (une première pour un pays africain), le sélectionneur paie désormais les contre-performances répétées de son équipe en Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

Éliminés en huitièmes de finale de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, les Marocains ont surtout vécu un cauchemar en janvier dernier lors de la CAN 2025 organisée à domicile. Grands favoris, ils se sont inclinés en finale après prolongation face au Sénégal, dans une rencontre entachée de nombreuses controverses arbitrales. Ce nouvel échec, le deuxième consécutif dans la compétition continentale, a ravivé les critiques sur le jeu jugé trop pragmatique de Regragui et sur sa capacité à gérer la pression exceptionnelle qui pèse sur l’équipe.

Une pression décuplée par des investissements colossaux

Comme l’analyse Simon Hughes dans The Athletic, « tout successeur héritera de la même pression ». Le Maroc a considérablement investi dans le football sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, se dotant de stades, d’infrastructures et de joueurs de niveau mondial. L’exigence est désormais à son comble.

« Il n’y a pas si longtemps, sortir de la phase de groupes d’un Mondial semblait être un exploit pour le Maroc. Aujourd’hui, cela ressemble à un objectif minimum », écrit le journaliste. Le tirage au sort du Mondial 2026 n’a pas arrangé les affaires de Regragui : le Maroc hérite d’un groupe relevé avec le Brésil, l’Écosse et Haïti. Une élimination précoce dans ces conditions serait vécue comme un nouveau séisme.

Walid Regragui restera quoi qu’il arrive comme l’homme du parcours historique de 2022. Mais s’il venait à être remercié avant la Coupe du Monde, son nom resterait aussi associé à l’incapacité de soulever la CAN à domicile, malgré des moyens sans précédent.

#Maroc #Football #WalidRegragui #Mondial2026 #sélectionmarocaine

Visited 13 times, 13 visit(s) today