Jack Lang, le grand politicien dont la carrière a été brisée par l'affaire Epstein.
Le successeur de Jack Lang à l’Institut du monde arabe sera désigné lundi prochain, annonce Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères. Un politique à recaser, comme ce fut le cas bien souvent, ou un technicien de la diplomatie ?
Parmi ces derniers, plusieurs noms sont avancés. Celui de François Gouyette, ancien ambassadeur expérimenté dans le monde arabe, d’Audrey Azoulay, ex-patronne de l’Unesco, ou encore celui d’Anne-Claire Legendre, la très compétente conseillère Moyen-Orient Afrique du nord d’Emmanuel Macron.
In fine, c’est le président de la république qui choisit, un conseil d’administration de l’IMA (composé de 6 ou 7 ambassadeurs arabes et de 6 administrateurs de l’Etat français) avalisant le choix d’Emmanuel Macron. « Je penche pour un politique à recaser », souligne Denis Bauchard, ancien diplomate et également patron de l’IMA en 2002. Il fut en effet l’exception qui confirme la règle, puisque l’IMA, depuis ses débuts, fut dirigé par des politiques: Edgar Pisani, Camille Cabana, Yves Guéna, Renaud Muselier et Jack Lang.
Le nouveau patron de l’IMA pourrait ne rester qu’une courte durée à ce poste, compte tenu de la prochaine échéance présidentielle en France. De quoi faire réfléchir certains éventuels candidats, comme Anne-Claire Legendre, que l’on disait davantage intéressée par le poste d’ambassadeur de France à Washington ou auprès de la représentation permanente auprès de l’ONU à New York.
Source : Georges Malbrunot
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