Rabat – Le Makhzen mène, via ses forces de sécurité et sa machine de propagande, une campagne raciste odieuse contre les Africains subsahariens au Maroc, atteignant des niveaux alarmants. Cette offensive survient après l’échec de son plan visant à s’accaparer la Coupe d’Afrique des Nations par tous les moyens illégaux, révélant ainsi l’hypocrisie de ce régime concernant son appartenance au continent.
Ces derniers jours, le régime marocain a mobilisé des unités de sécurité pour traquer les Africains, qu’ils soient en situation régulière ou irrégulière. Des rapports médiatiques indiquent que les forces de l’ordre mènent une vaste opération ayant entraîné l’arrestation de dizaines de personnes, sans compter des fouilles humiliantes portant atteinte à la dignité humaine.
Parallèlement, le Makhzen a mobilisé ses relais médiatiques et les réseaux sociaux pour inciter le peuple marocain contre tout ce qui est africain, multipliant les attaques à l’aide de termes injurieux et de descriptions archaïques. Certains médias n’ont pas hésité à qualifier le continent africain de « marécage », propageant l’idée que « l’Afrique ne mérite pas le Maroc ».
Certains sites web ont attaqué les autorités sénégalaises après que ces dernières ont salué la précieuse victoire de leur équipe nationale face à celle du pays hôte, qualifiant cela de « provocation flagrante ». Des images ont également été publiées pour harceler les supporters sénégalais célébrant leur victoire, accompagnées de descriptions inappropriées.
Des organes de presse proches du Makhzen ont également vivement critiqué une chaîne de télévision sénégalaise pour avoir simplement diffusé la carte adoptée par les Nations Unies concernant le Sahara occidental, refusant ainsi de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur ce territoire occupé.
En parallèle, une vaste campagne s’est propagée sur les réseaux sociaux réclamant l’expulsion des migrants africains et appelant à un boycott total de leurs commerces, exhortant à ne plus traiter avec eux, que ce soit pour la vente, l’achat ou le transport.
Des vidéos documentées montrent des ressortissants subsahariens agressés dans les rues, les magasins et les universités. Certains ont été licenciés ou se sont vu refuser l’accès aux marchés et aux stations de transport.
Dans une déclaration à l’APS (Algérie Presse Service), le journaliste marocain résidant à Amsterdam, Ali Lahrichi, a affirmé que la défaite de l’équipe nationale face au Sénégal n’était pas qu’une simple perte sportive, mais qu’elle a révélé une « faille profonde » dans la relation du Maroc avec l’Afrique. Selon lui, cette relation « n’a jamais été bâtie sur une conviction sincère d’appartenance continentale, mais sur une exploitation utilitaire et opportuniste de l’Afrique selon les besoins des intérêts politiques ».
Lahrichi a souligné que le Maroc, qui brandit le slogan de la « profondeur africaine » en cas de victoire, est le même qui s’empresse de fustiger le continent et de diaboliser ses peuples à la moindre défaite, comme si l’Afrique n’était qu’une valeur de circonstance utilisée pour le prestige médiatique. Il a également mis en garde contre la dangerosité de cette « diabolisation ».
Il a conclu en insistant sur le fait que ce discours ne discrédite pas l’Afrique, mais expose plutôt une vision de supériorité et un racisme latent qui considère le continent comme un fardeau lorsqu’il ne sert pas les intérêts de Rabat, et comme un partenaire uniquement lorsqu’il est utilisé pour redorer l’image du régime du Makhzen.
