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Selon l’activiste Khaled Benchrif, le diplomate marocain Othman Badri, qu’il décrit de cadre compétent, autrefois responsable, entre 2004 et 2014, du programme des visites entre sahraouis de Tindouf et leurs familles des territoires du Sahara Occidental occupés par le Maroc a été promu, grâce à sa compétence, « à un poste de haut rang à l’ambassade du Maroc à Paris ».
D’après l’activiste marocain, l’arrivée de M. Badri aurait dérangé une « clique corrompue » déjà en place à l’ambassade (citant nommément Saad Bendourou et Lehbib Douadi). Ils auraient orchestré un piège en le mettant en relation avec une jeune femme algérienne. Cette dernière aurait volé son passeport diplomatique pour le remettre aux membres de l’ambassade, qui l’auraient ensuite livré aux services secrets algériens.
La source dénonce une double défaillance :
-Dissimulation : L’ambassade aurait licencié Othman Badri en secret pour étouffer l’affaire.
-Incurie de la DGED : Le renseignement extérieur, dirigé par Yassine Mansouri, est accusé d’avoir échoué dans sa mission de surveillance interne à cause de rivalités avec d’autres figures du pouvoir (Abdellatif Hammouchi et Fouad Ali El Himma).
Benchrif conclue avec une attaque frontale contre la diplomatie marocaine, qualifiée de « toile d’araignée » fragile. L’auteur accuse les responsables d’être des agents au service de l’Algérie, de détourner les richesses du peuple et de manquer totalement de sens des responsabilités.
Texte complet de l’article
La diplomatie marocaine au service des renseignements algériens
L’homme que vous voyez sur la photo ci-dessous est M. Othman Badri, l’un des cadres marocains dont la compétence est reconnue, d’après ce qui m’a été rapporté. De 2004 à 2014, il était chargé de l’organisation de l’échange de visites entre Rabat et Tindouf. Suite à ses succès, il a été envoyé pour occuper un poste de haut rang à l’ambassade du Maroc à Paris, en France.
Cependant, Saad Bendourou, Lehbib Douadi et le reste de la « clique de la corruption » qui contrôle les rouages et les secrets de l’ambassade n’ont pas apprécié l’arrivée de ce nouveau venu dans leur forteresse de « Mantes-la-Jolie ». Ils ont alors orchestré un complot dangereux et des manœuvres d’une grande précision en le piégeant dans une relation amoureuse avec une jeune femme algérienne. Cela a conduit à la perte de son passeport diplomatique : celui-ci a été volé par la jeune femme, qui l’a remis à son tour à la clique de l’ambassade (représentée principalement par Lahbib Douadi et Saad Bandourou). Ces derniers ont offert le passeport diplomatique marocain sur un plateau d’argent aux services de renseignement algériens (DRS).
À la suite de cet incident, l’ambassade du Maroc à Paris a secrètement licencié le diplomate Othman Badri. Cette affaire gravissime a été étouffée, alors qu’elle est considérée, selon les usages du renseignement, comme une victoire des services algériens sur leurs homologues marocains. Pendant ce temps, le chef du renseignement extérieur marocain (DGED), Yassine Mansouri, était occupé par des intrigues mutuelles l’opposant, d’une part, à Abdellatif Hammouchi et, d’autre part, à Ali El Himma (surnommé « Fouad Ali El Himma »).
Questions problématiques découlant de ce scandale :
Qui travaille réellement pour l’Algérie aujourd’hui ? Ne sont-ce pas vos diplomates qui ont remis le passeport d’Othman Badri aux services algériens après avoir touché le prix de leur trahison ?
Où était la DGED ? Ce service, qui espionne les immigrés marocains, ne devrait-il pas avoir pour cœur de métier la surveillance du travail des fonctionnaires au sein des ambassades ?
N’avez-vous jamais imaginé qu’une infiltration étrangère pouvait survenir de n’importe quel côté ? Ne vous trouvez-vous pas aujourd’hui face à un dossier honteux qui démontre votre faiblesse, la fragilité de vos renseignements et votre trahison de l’éthique professionnelle ?
Je vous assure que vos forteresses, que vous qualifiez mensongèrement d' »institutions de l’État », ne sont en réalité que des toiles d’araignée. Vos défaites diplomatiques successives montrent l’ampleur de votre futilité et de votre irresponsabilité. Vous n’êtes, tout simplement, qu’une bande d’ivrognes, de drogués et de voleurs des richesses du peuple marocain, ni plus ni moins.