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Par Mahfoud Abdelaziz
Il n’y a aucune erreur dans le titre… il s’agit simplement d’une fusion de deux noms : Massad Boulos (le Conseiller principal de Trump pour le Moyen-Orient) et Stéphane Dujarric (le Porte-parole officiel du Secrétaire général des Nations Unies)… ainsi que de la fusion des Nations Unies et des États-Unis d’Amérique.
Lors de son entretien télévisé avec France 24, le conseiller a manifestement endossé le rôle du porte-parole officiel. S’il est logique qu’il s’exprime longuement pour expliquer la position de son pays sur la question du Sahara Occidental, a-t-il le droit de se prononcer comme un « oracle » concernant le déroulement du processus politique attendu et les prémices liées à ce domaine ?
Cette situation a plusieurs implications :
D’une part, la force de la pression américaine pour imposer une solution à la question du Sahara Occidental à tout prix et dans les plus brefs délais.
D’autre part, et j’espère me tromper, le déclin du rôle du Secrétaire général des Nations Unies et de son Envoyé personnel en raison des pressions mentionnées.
Quant à la flexibilité dont il a fait preuve dans les jours qui ont suivi la publication de la résolution, concernant les solutions possibles à la question du Sahara Occidental (sa reconnaissance de l’inclusion du droit à l’autodétermination dans la résolution et son discours sur le référendum / le vote), cela pourrait également avoir des significations :
L’application de la politique du « cheveu de Mu’awiya » (politique de souplesse après la tension) : où il a fait preuve d’une certaine souplesse suite à la fermeté de la position officielle sahraouie et au rassemblement des Sahraouis dans les camps et la diaspora contre l’idée de l’autonomie.
La préparation d’un piège ou d’une embuscade, dont le but est d’attirer la partie sahraouie aux négociations pour ensuite imposer la solution avec une intention préméditée.
Dans l’ensemble, nous avons également remarqué que le Conseiller principal cache à peine son parti pris pour le Maroc à travers ses louanges de sa position, de son initiative et de tout ce qui émane de lui, et même dans sa manière de mentionner et de décrire les responsables du pays, comparé à sa mention des responsables de l’Algérie.
Nous espérons que le Secrétaire général des Nations Unies, au moins par l’intermédiaire du Porte-parole officiel ou de l’Envoyé personnel, assumera ses responsabilités et prendra les rênes de toute initiative future, afin de garantir son intégrité et de préserver ce qui reste de la crédibilité de l’Organisation.
C’est tout et paix. »
N’hésitez pas si vous avez d’autres passages à traduire ou si vous souhaitez que je vérifie un terme en particulier !
#Sahara Occidental
