Le journaliste, écrivain et fondateur du quotidien Le Matin est décédé ce jeudi 24 septembre 2026, à l’âge de 74 ans. La nouvelle frappe avec la violence des départs qui semblent emporter bien davantage qu’un homme. Mohamed Benchicou laisse dans l’histoire de la presse algérienne une voix que l’on reconnaissait entre toutes.
De l’aventure d’Alger Républicain à celle du Matin, il aura défendu une certaine idée du journalisme : enquêter, penser librement, écrire sans courber l’échine. Ses textes pouvaient susciter l’adhésion ou la controverse ; ils obligeaient toujours à regarder la vie publique en face. Cette exigence lui a coûté cher. Elle donne aujourd’hui toute sa force à l’héritage qu’il nous laisse.
Homme de presse et homme de conviction, il appartenait à cette génération de journalistes qui ont cherché, au milieu des épreuves, à faire entendre la voix d’une presse libre. Les journaux vieillissent, les débats changent, mais le courage d’une plume continue d’éclairer ceux qui viennent après elle. À travers ses écrits, ses combats et ses prises de position, Mohamed Benchicou restera l’un des témoins majeurs d’une époque où l’écriture était aussi un acte de responsabilité.
Nous perdons un confrère, un écrivain et une figure marquante du paysage médiatique algérien. Sa disparition laisse un vide dans les rédactions, mais son œuvre et son exemple demeurent. Ils rappellent que le journalisme ne se réduit pas à rapporter des faits : il consiste aussi à interroger le pouvoir, à déranger les certitudes et à refuser le silence.
À son épouse, à ses enfants, à ses proches et à tous ses compagnons de presse, nous adressons nos condoléances les plus sincères. Que Mohamed Benchicou repose en paix. Et que demeure, dans nos rédactions comme dans nos consciences, cette liberté d’écrire à laquelle il a consacré sa vie.
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