Dans un entretien accordé à France 24 en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le conseiller de Donald Trump pour l’Afrique et les affaires arabes, Massad Boulos, a fait le point sur les négociations concernant le Sahara occidental. Massad Boulos a déclaré pour la première fois que si, pour les États-Unis, la seule solution au conflit dans le Sahara Occidental passe par l’autonomie marocaine, Washington n’est pas en mesure d’imposer cette solution aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l’Algérie.
Mais Boulos introduit immédiatement une donnée autrement plus délicate : «aucune solution imminente». Plusieurs cycles de discussions ont eu lieu. L’émissaire américain les qualifie de constructifs et fructueux, mais reconnaît qu’ils n’ont produit aucun accord. Près d’un an après la résolution 2797, il reste, selon lui, «beaucoup de travail à accomplir».
Boulos a révélé que Washington attend toujours la réponse du Front Polisario sur le plan d’autonomie afin de poursuivre les discussions. Presque un an après la résolution 2797, cette attente perdure. Aucune échéance publique n’est évoquée, aucun délai n’est fixé, tandis que les consultations continuent.
Concernant Alger, Massad Boulos a qualifié l’Algérie de « très bon partenaire » des États-Unis et les relations entre les deux pays d’« excellentes », saluant également son rôle dans le processus diplomatique. Le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf et Massad Boulos se sont d’ailleurs entretenus à New York cette semaine et ont convenu de poursuivre la concertation et la coordination sur le dossier du Sahara occidental.
Washington peut reconnaître la souveraineté marocaine, soutenir l’autonomie et attendre du Polisario des propositions permettant de poursuivre la négociation. Il doit néanmoins composer avec le cadre onusien, Staffan de Mistura, les autres membres du Conseil de sécurité, l’Algérie, la Mauritanie et des protagonistes dont les positions restent éloignées. Boulos l’admet lui-même : après plusieurs cycles de discussions, rien ne permet encore d’entrevoir une solution imminente.
Ces propos provoquent la colère de certains royalistes marocains, qui estiment que les États-Unis doivent honorer leur part du contrat après la normalisation totale des relations entre le Maroc et Israël.
Avec Global Impact Intelligence
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