Ce n’est plus une fuite. C’est une implosion. C’est le séisme que le Makhzen redoutait depuis 20 ans.
70.381 agents. Noms, matricules, grades, comptes bancaires. L’armature entière de la police secrète de Mohammed VI jetée en pâture sur Telegram par le groupe Jabaroot.
Et derrière Jabaroot, un nom que le Palais connaît trop bien : Mehdi Hijaouy, l’ancien numéro 2 de la DGED, le bras droit de Yassine Mansouri.
L’homme qui a tout vu. L’homme qui a tout gardé.
Le quotidien espagnol ABC l’affirme : ce n’est pas un hacker algérien isolé. C’est une taupe de l’intérieur. Un haut cadre du système qui a décidé de faire tomber le système.
Hijaouy n’est pas un lanceur d’alerte ordinaire, c’est le Contrôleur Général du renseignement extérieur marocain. Celui qui connaît les juges achetés, les journalistes sous Pegasus, les eurodéputés corrompus du MoroccoGate, les opérations d’assassinat et de chantage à l’étranger.
Pourquoi il parle maintenant ? Parce que le Makhzen l’a broyé.
Écarté en 2014 dans la guerre fratricide DGST vs DGED. Humilié, diffamé après son livre blanc sur les coulisses pourries du Palais. Poussé à l’exil en 2024.
Il est parti, mais il est parti avec le coffre-fort : les archives noires du Royaume.
Et aujourd’hui, il utilise son arme ultime.
Ce que révèle cette affaire, c’est que le Maroc n’est pas un État. C’est une milice familiale protégée par 70.000 agents.
Le Makhzen n’a jamais assuré la sécurité des Marocains, il a assuré la sécurité du trône.
Et quand le trône tremble — un Roi malade et invisible, une succession incertaine, une guerre des clans El Himma / Hammouchi / Mansouri qui s’entre-tue — les chiens se mangent entre eux.
Hijaouy le sait : le régime est à bout de souffle.
Endetté, isolé diplomatiquement après l’échec de la normalisation, détesté par son peuple, grillé en Europe avec Pegasus et le Qatargate marocain.
La seule chose qui le faisait tenir, c’était le mythe de services secrets tout-puissants.
Ce mythe vient de s’effondrer en une nuit.
70.381 noms.
C’est la fin du secret.
C’est la fin de la peur.
Le message de Jabaroot et de Hijaouy est clair : le prochain paquet, ce sera Pegasus, ce sera le MoroccoGate 2, ce sera les preuves de corruption du Palais au Parlement européen.
Le Makhzen peut traquer Hijaouy hors d’Europe autant qu’il veut.
Le mal est fait.
Le système ne se relèvera pas de cette trahison interne.
MH
#Mehdi_El_Hijaouy #Maroc #Dged #Dgst #El_Hammouchi #guerre_des_services
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