Le Maroc, porte d’entrée de la pénétration sioniste en Afrique

Le danger majeur pour les nations africaines réside dans la structuration de cette infiltration sécuritaire sous couvert d'aides humanitaires ou d'investissements économiques. Banques, projets d'engrais et télécommunications deviennent des leviers d'infiltration et de collecte par le Maroc de données sensibles au profit du parrain sioniste.

La diplomatie du Makhzen s’active aujourd’hui sur le continent africain sous une vive inquiétude. Les promesses étincelantes de « coopération Sud-Sud » se sont transformées en une couverture évidente pour des agendas étrangers aux intérêts stratégiques de l’Afrique. Une lecture attentive de la scène régionale confirme que la monarchie makhzénienne vit un isolement diplomatique étouffant, issu de son choix d’agir comme l’agent exclusif des projets sionistes visant à pénétrer le continent.

Ce rôle n’est pas le fruit du hasard. Il découle de l’incapacité de l’entité sioniste à maintenir une pénétration directe dans les capitales africaines face à la prise de conscience des peuples et des régimes du continent. Israël a donc cherché un parrain local, membre de l’Union africaine et enclin à la manœuvre, trouvant dans le Makhzen le candidat idéal pour exécuter cette mission.

Un ancrage historique dans la coopération sécuritaire

Cette dynamique s’inscrit dans la continuité d’une longue histoire de relations clandestines. En 1965, lors du sommet arabe de Casablanca, une coopération entre les services de renseignement marocains et sionistes avait permis à Israël d’obtenir des informations décisives sur les délibérations et préparatifs militaires arabes. Si cette collaboration s’effectuait autrefois dans le secret sous le règne de Hassan II, la question se pose aujourd’hui sous Mohammed VI : assiste-t-on à la redéfinition de cette même fonction, désormais élargie à des volets sécuritaires, économiques et diplomatiques officiels ?

Le danger majeur pour les nations africaines réside dans la structuration de cette infiltration sécuritaire sous couvert d’aides humanitaires ou d’investissements économiques. Banques, projets d’engrais et télécommunications deviennent des leviers d’infiltration et de collecte de données sensibles au profit du parrain sioniste.

Une menace pour la souveraineté continentale

L’alignement du Makhzen sur cet agenda fragilise la solidarité africaine. Des positions politiques y sont troquées contre des accords sécuritaires et des logiciels d’espionnage sophistiqués destinés à surveiller les décideurs du continent. Cette orientation a érodé la confiance des capitales africaines, transformant ces initiatives de développement en véritables chevaux de Troie.

Face à cette situation, une prise de conscience collective émerge au sein du continent pour contrer cette influence par procuration. L’Union africaine et ses forces historiques anticoloniales disposent des mécanismes nécessaires pour encadrer et contenir ces projets, accentuant ainsi l’isolement diplomatique du Makhzen face aux exigences de souveraineté du continent.

Avec Mohamed Kandil — Blogueur, militant des droits de l’homme et critique politique indépendant marocain

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