Depuis des années, un même scénario revient dans les chancelleries et les salles de rédaction : une Algérie trop grande, trop fière, trop indépendante pour rentrer dans le rang. Et trois visages qui reviennent sans cesse pour tenter de la faire plier.
À Tel-Aviv, Benjamin Netanyahu voit dans l’Algérie le dernier verrou idéologique qui refuse la normalisation à tout prix. Une mémoire qui ne s’achète pas, une diplomatie qui parle encore de Palestine dans les enceintes internationales.
À Abu Dhabi, Mohammed Ben Zayed joue la carte de l’encerclement économique et médiatique. Investissements massifs, rachats d’influence, réseaux : tout est bon pour imposer un nouvel ordre régional où l’Algérie, avec son armée, son peuple et son histoire, fait tache.
À Rabat, Mohammed VI a fait de l’hostilité envers Alger une doctrine d’État. Depuis la rupture diplomatique, chaque tribune, chaque lobby à Washington ou à Paris vise le même objectif : isoler l’Algérie, la présenter comme un problème, pas comme une puissance.
Trois capitales, trois stratégies, un seul fantasme : voir le drapeau vert, blanc et rouge vaciller. Distraire, diviser, diaboliser.
Et pourtant, ils n’y arrivent pas.
Ils n’y arrivent pas parce que l’Algérie n’est pas un régime. C’est un peuple. Un peuple qui a déjà payé le prix fort de sa liberté et qui reconnaît d’un coup d’œil les manœuvres de déstabilisation.
Ils n’y arrivent pas parce que l’arme la plus puissante qu’ils utilisent — la désinformation, l’argent, la pression diplomatique — se brise sur un mur que leurs experts n’avaient pas prévu : l’unité nationale. Kabyles, Chaouis, Touaregs, Oranais, Constantinois, Algérois : quand il s’agit de l’Algérie, il n’y a plus de régions. Il n’y a qu’un seul peuple.
Ils n’y arrivent pas parce que le monde a changé. L’axe Tel-Aviv – Abu Dhabi – Rabat, né des Accords d’Abraham, pensait redessiner la carte de l’Afrique du Nord en contournant Alger. C’est l’inverse qui s’est produit. Alger est devenue le centre de gravité. Celle à qui on parle quand on veut parler de paix au Mali, de stabilité en Libye, de souveraineté en Afrique.
Le drapeau algérien que vous avez voulu en fond d’écran n’est pas un simple décor. C’est le symbole de cet échec. Le vert de l’Islam, le blanc de la paix, le rouge du sang versé. Un croissant et une étoile que ni les dollars, ni les lobbies, ni les normalisations n’ont réussi à faire disparaître.
Ils rêvent de déstabiliser l’Algérie. L’Algérie, elle, continue de les regarder échouer.
Source : Urgent Algérie
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