À quelques jours du coup d’envoi au Maroc de la Coupe d’Afrique des nations féminine (CAN 2026), une controverse est venue perturber la préparation de la sélection nigériane. L’internationale Esther Okoronkwo affirme que plusieurs joueuses des Super Falcons auraient été victimes de vols d’argent liquide dans leurs chambres d’hôtel à Casablanca, où l’équipe séjourne avant son entrée en lice dans la compétition.
L’attaquante de 29 ans, qui évolue sous les couleurs du club canadien AFC Toronto, a rendu publiques ces accusations sur les réseaux sociaux. Selon elle, plusieurs membres de l’effectif auraient constaté la disparition de sommes d’argent conservées dans leurs portefeuilles après le passage du personnel chargé de l’entretien des chambres.
Esther Okoronkwo affirme avoir personnellement perdu 700 dollars. D’après son récit, le montant total des sommes disparues atteindrait environ 1 000 dollars. Elle cite également plusieurs coéquipières qui auraient été touchées par ces disparitions, parmi lesquelles la défenseure Osinachi Ohale, la milieu Joy Omewa, la capitaine Rasheedat Ajibade ainsi que Halimatu Ayinde, chacune ayant signalé la perte de différentes sommes en espèces.
Selon la joueuse nigériane, les faits se seraient produits alors que les internationales étaient absentes de leurs chambres, laissant supposer que les vols auraient eu lieu pendant les opérations de nettoyage. Dans ses publications, elle met directement en cause des membres du personnel d’entretien de l’établissement hôtelier.
Au-delà des accusations elles-mêmes, Esther Okoronkwo critique également la réaction de la direction de l’hôtel. Elle affirme que les responsables n’auraient apporté aucune explication satisfaisante après le signalement des faits et déplore une attitude qu’elle qualifie de peu respectueuse envers les joueuses lors des échanges qui ont suivi.
À ce stade, ces allégations n’ont toutefois fait l’objet d’aucune confirmation officielle. Ni la Fédération nigériane de football (NFF), ni la direction du Marriott Hotel de Casablanca n’avaient publié de communiqué au moment où les accusations ont été rendues publiques. Aucune enquête officielle n’a été annoncée et les circonstances exactes des faits restent donc à établir.
Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement important pour les Super Falcons, nation la plus titrée de l’histoire du football féminin africain avec dix sacres continentaux. Les Nigérianes doivent entamer la défense de leur titre face au Malawi lors de leur premier match de la CAN féminine 2026, prévu le 28 juillet au stade Al Madina de Rabat.
En attendant d’éventuelles prises de position des autorités sportives ou de l’établissement concerné, ces accusations suscitent de nombreuses interrogations sur les conditions d’accueil des délégations engagées dans la compétition et pourraient conduire à l’ouverture d’investigations si elles sont officiellement signalées aux autorités compétentes, autant au Maroc qu’au Nigeria.
Avec The Nation
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