Sénégal : Le procès pour falsification de la signature d’Ousmane Sonko renvoyé au 9 juillet

Au cœur de ce dossier se trouve Khardiata Tandian, une femme de 39 ans poursuivie pour avoir falsifié la signature d'Ousmane Sonko sur une lettre de recommandation.

Le tribunal correctionnel de Dakar a annoncé le report du délibéré dans l’affaire de falsification de la signature officielle de l’ancien Premier ministre, Ousmane Sonko. Initialement attendu ce jeudi 25 juin 2026, le verdict a été repoussé au 9 juillet prochain en raison de l’absence notable de l’un des principaux prévenus.

Un report dicté par l’absence d’un co-accusé

La justice sénégalaise devra patienter encore quelques semaines avant de trancher. Le tribunal a jugé nécessaire de reporter la sentence jusqu’à la comparution de Chérif Zeini Habibidine Sy, le second prévenu dans cette affaire, qui ne s’est pas présenté à l’audience.

Au cœur de ce dossier se trouve Khardiata Tandian, une femme de 39 ans poursuivie pour avoir falsifié la signature d’Ousmane Sonko sur une lettre de recommandation. Elle est également accusée d’avoir apposé un faux cachet du directeur de cabinet du président de la République. L’objectif de cette manœuvre ? Décrocher le poste de directrice des affaires juridiques au sein du Fonds d’appui aux investissements des Sénégalais de l’extérieur (FAISE).

Chronologie d’une fraude présumée

Les faits remontent à mars 2025. Selon les éléments de l’enquête, l’accusée aurait entièrement fabriqué le document officiel avant de le soumettre à la direction du FAISE.

Le déclencheur de l’affaire : Pris d’un doute légitime face à la lettre de recommandation, le directeur du fonds, Khouraychi Abdallah Thiam, avait directement contacté Ousmane Sonko (alors Premier ministre). Ce dernier avait immédiatement nié être l’auteur du document, déclenchant l’ouverture d’une information judiciaire.

Khardiata Tandian avait été interpellée et placée en détention provisoire le 14 mars 2025. Son complice présumé, Chérif Zeini Habibidine Sy, avait lui aussi été arrêté et écroué, avant de bénéficier d’une liberté provisoire. C’est sa non-comparution lors de l’audience de jugement qui a paralysé la décision du tribunal.

Des accusations partagées

Lors des précédentes audiences, Khardiata Tandian a tenté de partager les responsabilités, affirmant devant le juge que c’était son co-accusé, Chérif Zeini Habibidine Sy, qui lui avait suggéré et fourni le faux cachet officiel.

Le tribunal de Dakar devra désormais s’assurer de la présence de tous les protagonistes le 9 juillet 2026 pour clore ce feuilleton judiciaire qui secoue les sphères administratives sénégalaises.

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