Algérie-Niger : Un nouvel élan pour la Route transsaharienne

Plus qu'un simple axe routier, ce projet stratégique ambitionne d'ouvrir de nouvelles perspectives commerciales et de transport, connectant solidement l'Algérie à son ancrage africain pour un co-développement durable.

Alger et Niamey renforcent leur coopération infrastructurelle. Les deux pays ont convenu de créer une commission technique permanente dédiée au suivi des projets de travaux publics et d’infrastructures de base.

Ce nouveau mécanisme, qui fait suite aux accords signés à Niamey en mars 2026, vise à accélérer la concrétisation de la Route transsaharienne, véritable colonne vertébrale de l’intégration économique africaine. Les discussions ont mis l’accent sur le désenclavement régional et le partage de l’expertise algérienne dans les domaines clé des routes, des ports et des chemins de fer.

Plus qu’un simple axe routier, ce projet stratégique ambitionne d’ouvrir de nouvelles perspectives commerciales et de transport, connectant solidement l’Algérie à son ancrage africain pour un co-développement durable.

Les détails dans cette publication de Tadamsa News :

Algérie-Niger : Une nouvelle impulsion pour le projet stratégique de la Route transsaharienne

ALGER – L’Algérie et le Niger franchissent une étape décisive dans le renforcement de leur coopération bilatérale. Les deux nations ont convenu de mettre en place un mécanisme bilatéral permanent sous la forme d’une commission technique sectorielle. Objectif affiché : assurer le suivi rigoureux et l’exécution continue des programmes de coopération dans le domaine des travaux publics et des infrastructures de base, avec en ligne de mire le projet emblématique de la Route transsaharienne.

Cette décision stratégique fait suite à l’audience accordée ce mardi 23 juin 2026 à Alger par le ministre algérien des Travaux publics et des Infrastructures de base, Lakhdar Rakhroukh (représenté par Abdelkader Jalaoui), à son homologue nigérien, Salissou Mahamane Salissou, ministre de l’Équipement et des Infrastructures de la République du Niger.

Un ancrage dans la profondeur africaine

S’inscrivant dans la droite ligne des orientations des chefs d’État des deux pays, cette rencontre vise à élever le partenariat technique et économique à la hauteur des relations historiques qui unissent Alger et Niamey. Les discussions ont porté sur l’élargissement de la coopération dans des secteurs vitaux tels que les routes, les ports, les voies ferrées ainsi que l’apport des laboratoires techniques spécialisés.

Au cours de cette audience, la partie algérienne a mis en avant son expertise nationale éprouvée en matière d’ingénierie et de réalisation de grands projets d’infrastructure. Ce savoir-faire, porté par des bureaux d’études, des laboratoires de contrôle et des entreprises de réalisation algériennes, s’avère crucial pour le Niger, qui cherche à développer des réseaux capables de fluidifier le transport, de stimuler le commerce transfrontalier et de désenclaver la région du Sahel.

La Transsaharienne : Le poumon économique régional

Au cœur des échanges figurait l’état d’avancement de la Route transsaharienne. Bien plus qu’un simple projet routier, cet axe routier est un corridor géostratégique majeur destiné à relier l’Algérie à son prolongement africain. En connectant le littoral méditerranéen aux pays du Sahel, la Transsaharienne promet de réduire drastiquement les coûts de transport, de sécuriser les flux de marchandises et d’impulser une dynamique de co-développement régional.

Cette réunion a également servi de cadre pour une session de travail élargie entre les délégations des deux pays. Elle a permis de faire le point sur les accords issus de la deuxième session de la Grande Commission mixte algéro-nigérienne, qui s’était tenue les 23 et 24 mars 2026 à Niamey. Les deux ministres ont notamment insisté sur la mise en œuvre du protocole de coopération technique liant le Laboratoire central des travaux publics (LCTP) et l’Organisme national de contrôle technique des travaux publics (CTTP) côté algérien, à leurs homologues nigériens.

Une commission permanente pour des résultats concrets

La création de cette commission technique sectorielle permanente marque une rupture avec les simples rencontres périodiques. Cet outil opérationnel permettra d’évaluer de manière continue l’état d’avancement des chantiers sur le terrain, d’identifier les éventuels obstacles techniques et de proposer des solutions immédiates.

Sur le plan économique, cette démarche confirme l’ambition de l’Algérie de se positionner comme un hub logistique incontournable et une porte d’entrée majeure vers les marchés africains, tout en consolidant ses liens de fraternité et d’intégration avec le Niger.

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