Logement social à Bruxelles : Foyer Laekenois ou Foyer Marocain?

Depuis le 1er septembre 2017, le Foyer Laekenois est dirigé par Christophe Pourtois, un ancien mandataire du Mouvement Réformateur (MR) connu surtout pour avoir été viré de ce parti pour cumuls de mandats en 2017.

La Région de Bruxelles Capitale a été secouée dernièrement par des affaires de corruption dans les Sociétés Immobilières de Service Public (SISP). Celle de Saint-Josse-Ten-Noode a jeté l’éponge en déclarant faillite après avoir vidé les caisses de la société. Au Foyer Anderlechtois, une affaire de corruption a été dévoilée par le média VRT dont le principal acteur est un échevin d’origine marocaine. L’enquête a été menée par un média néerlandais parce que les élites francophones de Bruxelles sont affreusement corrompus par le Maroc et ses nervis dans la capitale européenne.

Les partis francophones de Bruxelles ont fait de la communauté étrangère un gilet de sauvetage après avoir naufragé pendant des années dans la corruption et la mauvaise gestion de la question citoyenne par une élite minée par la corruption, l’incompétence et l’irresponsabilité et qui a fait de la proximité avec un régime dictatorial maghrébin un dogme en dépit des problèmes liés à ce régime sanguinaire: répression, corruption, trafic de haschich et de cocaïne et terrorisme.

Le Foyer Laekenois, une société immobilière de service public (SISP), n’en est pas une exception. Depuis le 1er septembre 2017, il est dirigé par Christophe Pourtois, un ancien mandataire du Mouvement Réformateur (MR) connu surtout avoir été viré de ce parti pour cumuls de mandats en 2017.

Dénudé par la presse, Pourtois a démissionné, le 20 juin 2017, de ses dix mandats liés à la Ville de Bruxelles. Ces missions lui rapportaient 76.459 euros brut par an, selon le cadastre des mandats dérivés dressé par la majorité à la suite du scandale du Samusocial. Christophe Pourtois était conseiller du CPAS de Bruxelles. Parmi ses dix mandats dérivés figuraient notamment des fonctions au sein du CHU Brugmann, de la coupole CHUB – regroupant quatre institutions hospitalières publiques et universitaires – ou encore du Logement bruxellois.

Le MR dénoncé par un hacker de la DGSE française

Une enquête de la RTBF daté de Décembre 2023 révèle des liens étroits et des actions de soutien actif de la part de la députée bruxelloise Latifa Aït-Baala (MR) et du député fédéral Hugues Bayet (PS) en faveur des positions du Maroc concernant le Sahara occidental, territoire annexé par le Maroc en 1975 et considéré comme illégalement occupé selon le droit international.

Cas de Latifa Aït-Baala (MR)

A. Soutien financier direct des autorités marocaines.

Son association, Freemedia, a reçu 165.000 dirhams (environ 15.000 euros) en 2010-2011, une aide provenant du ministère des Marocains résidents à l’étranger. Elle a utilisé ces fonds pour produire des documentaires sur le Sahara occidental et le Front Polisario.

B. Liens avec les services secrets marocains (DGED)

Son nom et celui de ses associations apparaissent dans les « Maroc Leaks« . Un courriel de 2011, adressé au ministère de l’Intérieur marocain, a été transmis à Karim Karimi, identifié comme un haut responsable de la DGED (Direction Générale des Études et de la Documentation), les services secrets marocains.

Une note de cadrage de Freemedia (issue des Maroc Leaks) indique clairement l’objectif : « lever le voile sur le visage réel du Polisario et de son absence de légitimité » et « orienter les choix et les initiatives ». Selon l’analyse de la professeure de droit international Marjorie Beulay, ces films contiennent des informations juridiquement fausses et manipulées, présentent les voix dissidentes comme de la propagande et constituent eux-mêmes de la propagande. Ces documentaires ont été diffusés au Parlement européen et au Parlement fédéral belge. L’intéressé, Latifa Ait Baala, a refusé les interviews demandées par la RTBF. Dans une brève déclaration, elle a défendu ses films comme étant historiques et juridiques, rejetant l’accusation de propagande et affirmant que « chacun est libre d’interpréter le droit ».

3. Cas de Hugues Bayet (PS)

A. Lancement du COBESA et implication de l’ambassade du Maroc

En mai 2022, il a lancé le COBESA (Comité belge de soutien au plan marocain d’autonomie du Sahara). L’inauguration a eu lieu au Press Club de Bruxelles. La réservation a été faite par le chef de bureau de l’agence de presse marocaine (MAP). La location a été confirmée et payée (620 euros) par l’ambassadeur du Maroc, Mohamed Ameur. Le PS a confirmé le paiement par l’ambassadeur, mais a nié que le comité soit une initiative marocaine.

B. Plagiat du discours royal

Dans une intervention en 2020 sur un site marocain (Sahara Question), Hugues Bayet a repris textuellement des passages d’articles de médias marocains et des extraits du discours du roi Mohamed VI (2014) sur la « Marche verte ».

Le 20 octobre 2022, à la Chambre des Représentants, il a déclaré : « Pour les socialistes, il semble très clair que la nouvelle proposition du Maroc et son plan d’autonomie pour le Sahara constituent une base vraiment sérieuse ». L’enquête a établi qu’il n’avait pas l’autorisation d’engager le parti sur cette question. Le porte-parole du PS a précisé que la position du parti est alignée sur celle des Nations unies. L’ancien sénateur socialiste Pierre Galand a confirmé que le PS n’a jamais pris cette position et que Bayet a parlé en son nom propre. Le groupe PS à la Chambre a contesté cette conclusion, affirmant que Bayet défendait bien la ligne du parti.

Ancien eurodéputé, il a collaboré avec Pier Antonio Panzeri (présumé cerveau du Qatargate) sur des dossiers liés au Maroc et s’est affiché avec l’eurodéputée Eva Kaili. La RTBF précise qu’il n’a jamais été inquiété dans l’affaire du Qatargate.

4. Conclusion de l’enquête

L’enquête de la RTBF a mis en lumière :

-Des liens financiers et opérationnels entre Latifa Aït-Baala et les autorités marocaines, y compris ses services secrets, pour la production de contenus qualifiés de propagande.

-Une implication personnelle et active de Hugues Bayet, allant jusqu’à des actions de lobbying (COBESA) et des prises de position politiques, en lien étroit avec l’ambassade du Maroc et en plagiant le discours royal.

-Ces agissements soulèvent des questions sur l’indépendance et l’intégrité de ces mandataires politiques belges vis-à-vis d’une puissance étrangère, dans un contexte de conflit international.

Foyer Laekenois : L’idée d’un Conseil Consultatif

Inspiré par la politique du Makhzen et plus royaliste que le roi du Maroc, le directeur du Foyer Laekenois, Christopher Pourtois, a suggéré de créer un Conseil Consultatif comme parefeux pour répéler les protestations des locataires abandonnés à leur sort face à la racaille qui pillulent dans le Foyer et dont une partie a des casiers judiciaires très riches en matière de conflits et de trafics de tout genre.

Cette idée rappelle celle du Conseil Consultatif Musulman de Belgique créé en 2023 pour remplacer l’ancienne instance, le Conseil musulman de Belgique (CMB) qui n’a été visé par aucune condamnation pour corruption n’a visé mais a été au cœur de graves crises institutionnelles, de luttes d’influence et de controverses liées à l’ingérence étrangère et à des dysfonctionnements internes.

Dans ce cadre, M. Pourtois est entouré d’étrangers : les secrétaires, les électriciens, les plombiers, les agents de nettoyage…. Pourvu que ça rapporte des votes au MR dont la direction est infestée d’étrangers corrompus.

Source :

Pourtois démissionne de ses 10 mandats rémunérés à 76.000€

Bruxelles: Christophe Pourtois, rémunéré plus de 100 000 euros grâce son mandat CPAS, exclu du MR

Christophe Pourtois exclu du MR

Investigation : les influents relais du Maroc en Belgique

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