Sahara Occidental.- Un prisonnier sahraoui en grève de la faim : les ONG et l’ONU dénoncent sa détention

Kénitra (Maroc).- La situation des militants sahraouis emprisonnés au Maroc suscite une nouvelle fois l’inquiétude des organisations de défense des droits humains. Selon les informations rapportées dans le texte, Naâma Asfari, militant sahraoui originaire du Sahara occidental, a entamé une grève de la faim illimitée dans la prison de Kénitra, située au nord de Rabat.

Détenu depuis seize ans aux côtés de dix-huit autres militants sahraouis, Naâma Asfari proteste contre ses conditions de détention et contre l’impossibilité de recevoir la visite de son épouse, Claude Mangin, de nationalité française, qu’il n’aurait pas vue depuis sept ans.

L’affaire attire également l’attention des instances internationales. À plusieurs reprises, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a demandé la libération immédiate des dix-neuf détenus concernés. De son côté, le Comité des Nations unies contre la torture a dénoncé des pratiques comprenant des périodes d’isolement, des actes de torture ainsi que des aveux qui auraient été obtenus sous la contrainte.

Le texte établit un parallèle avec d’autres situations de détention politique dans la région et affirme que les militants favorables à l’indépendance du Sahara occidental sont sévèrement réprimés au Maroc.

Sur le plan diplomatique, l’article critique également la position de la France. Il souligne que le président Emmanuel Macron a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et reproche aux autorités françaises de ne pas réagir plus fermement aux accusations formulées par les organisations internationales concernant le traitement des prisonniers sahraouis.

Cette affaire relance le débat sur la situation des droits humains au Sahara occidental et sur le sort des militants indépendantistes détenus, alors que les tensions diplomatiques et politiques autour de ce territoire demeurent vives.

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