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France-Algérie : un dégel sous haute surveillance

L’Algérie, elle rechercherait une relation fondée sur l’égalité et le respect de la souveraineté nationale, sans ingérence dans ses affaires internes.

Le retour du dialogue entre Paris et Alger, officialisé le 8 mai 2026 par l’envoi de l’ambassadeur français à Alger et la présence d’Alice Rufo aux commémorations de Sétif, marque une reprise des canaux diplomatiques après deux ans de crise. Pourtant, ce rapprochement ne saurait être qualifié de réconciliation historique.

La mémoire coloniale – en particulier celle des massacres du 8 mai 1945 – sert ici de corridor diplomatique, sans que la France ne franchisse le pas d’une qualification politique explicite des crimes coloniaux. Surtout, plusieurs verrous majeurs demeurent :

Trois scénarios se dessinent :

  1. Dégel fonctionnel (le plus probable) : coopération minimale, gestes symboliques, désaccords maintenus.
  2. Marchandage élargi : concessions migratoires et mémorielles sans toucher au Sahara occidental.
  3. Rechute : un nouvel incident ou la pression de la présidentielle française pourraient tout geler à nouveau.

En conclusion, Paris et Alger rouvrent les portes mais ne déplacent pas les murs. Cette trêve diplomatique reste réversible, sous contrôle, et très éloignée d’une véritable réconciliation.

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