« Nous ne serons jamais Marocains, vous ne nous entendrez jamais dire “Vive le roi”. Nous sommes Sahraouis et nous resterons fidèles à notre lutte. » Ce furent les derniers mots du militant ; il est mort quelques jours seulement après avoir publié cette vidéo. Il a grandi au sein d’une famille patriote et combattante qui a fait de la lutte contre l’occupation et de l’expression publique de son rejet une conviction ferme et inaliénable. Son père, Mohamed Fadel Ould Lehbib Ould Moussa, le vénérable cheikh qui a ouvertement rejeté l’occupation marocaine et a subi, pour sa position patriotique, diverses formes de brimades et de harcèlement, restant fidèle à ses principes jusqu’à ce que son âme retourne à son Créateur. Nos aînés d’El Aaiún se souviennent de ses actes de défi envers l’occupation et ses sbires, notamment le fait d’avoir dirigé la prière funéraire en l’absence du défunt pour l’âme de Mohamed Fadel Ismail Ould Sweyah, l’éminent diplomate qui est mort en accomplissant ses missions à la tête de la diplomatie sahraouie à Londres. Les autorités d’occupation avaient interdit la prière pour le leader sahraoui et mis en garde contre toute participation à la prière pour son âme. Mais le cheikh Mohamed Fadel Ould Habib a relevé le défi et a procédé à la prière funéraire pour l’esprit du leader Mohamed Fadel Ismail. Le système du Makhzen a déchaîné toute sa colère contre le vieux cheikh dont la volonté a brisé l’arrogance de l’occupation. Quant au grand-père maternel de Daha, il s’agit du cheikh de l’Intifada, qui n’a plus besoin d’être présenté : Dida Ould Yazid, qui a humilié l’occupation, et dont les positions et les histoires face à l’occupation occupent une place de premier plan dans le livre de la révolution et de la lutte contre l’occupation. Le jeune Daha a grandi dans cet environnement familial, dont les deux pôles s’accordaient à tisser des récits révolutionnaires dont chaque mot empoisonnait l’existence des sbires de l’occupation dans notre chère El Aaiún occupée. L’enfant a donc grandi bercé par les chants de fierté et de résistance contre le système d’occupation, et a reçu dès son jeune âge sa part de la brutalité des forces de répression marocaines, faite de tortures et de sévices. Mais rien de tout cela n’a entamé la détermination du jeune Daha ni ses convictions patriotiques. Le jeune Daha est un exemple parmi des centaines de jeunes Sahraouis qui subissent la répression quotidienne des forces d’occupation et de leurs relais sécuritaires oppressifs. La vie des jeunes Sahraouis est devenue une série de brimades, de privations de leurs moyens de subsistance, de restrictions, et bien souvent cette chaîne se termine par des accusations fabriquées, des procès fictifs et des jugements injustes. Tels sont les détails de la vie quotidienne des Sahraouis. Le harcèlement des appareils répressifs marocains contre le jeune Daha est devenu son pain de chaque jour. Mais ces derniers temps, il a atteint un tel paroxysme que sa vie s’est transformée en un enfer permanent, ne lui laissant d’autre issue que de quitter sa patrie sous la contrainte et d’embarquer sur les bateaux de la mort et il est décédé noyé sous les eaux de l’Atlantique. Nous considérons qu’il est, auprès de Dieu, un martyr. C’est à Dieu que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournons. Avec Mohamed Slama Badi #Daha_Mohamed_Fadel_Lehbib #Sahara_Occidental #Maroc #répression Navigation de l’article Sahara Occidental : Marruecos asesina al activista saharaui Daha M. Fadel Le sommet chinois qui a laissé Trump les mains vides