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Le président Sahraoui accuse certains gouvernements de « déformer la réalité » au Sahara occidental

Admin 11 mai 2026
ghali en colere sahara TNA

Lettre du Président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et Secrétaire général du Front POLISARIO adressée au Secrétaire général des Nations Unies

Monsieur le Secrétaire général,

Je vous adresse cette lettre pour exprimer notre plus ferme condamnation des déclarations irresponsables et inexactes récemment publiées par certains gouvernements qui tentent de créer un écran de fumée pour dissimuler les faits sur le terrain au Sahara occidental occupé et détourner l’attention de la guerre d’agression que le Maroc, l’État occupant, mène contre le peuple sahraoui depuis octobre 1975.

Outre la désinformation, la fabrication de mensonges et l’armement de récits fallacieux, ces déclarations constituent une violation flagrante du statut international du Sahara occidental en tant que question de décolonisation inscrite à l’ordre du jour des Nations Unies depuis 1963. Elles représentent également une incitation directe pour le Maroc, l’État occupant, à continuer d’ancrer par la force son occupation illégale de notre pays, d’opprimer notre peuple et de le priver de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.

L’histoire est impitoyable. Les gouvernements qui ont participé à la « marche noire » marocaine en 1975 et qui ont fourni des armes et des financements à l’État occupant pour envahir et occuper le Sahara occidental sont complices matériels des crimes perpétrés contre le peuple sahraoui. Ils sont également responsables de la prolongation et de l’alimentation du conflit ainsi que de la mise en danger de la paix et de la sécurité régionales.

Monsieur le Secrétaire général,

Ceux qui prétendent qu’il y a actuellement un « cessez-le-feu » au Sahara occidental se font des illusions et induisent la communauté internationale en erreur. Le Maroc, l’État occupant, a violé le cessez-le-feu de 1991 le 13 novembre 2020 lorsque ses forces ont illégalement occupé davantage de terres sahraouies et construit, comme vous l’avez indiqué dans votre rapport (S/2021/843, par. 35), « un nouveau mur de sable d’environ 20 km de long à Guerguerat » et « consolidé sa présence sur environ 40 km² de terre dans la bande tampon ».

De plus, c’est l’État occupant qui a déclaré avec défi que ses actions à Guerguerat étaient « irréversibles », comme vous l’avez également indiqué dans votre rapport (S/2021/843, par. 23). Par ailleurs, dans ses résolutions de 2021 à 2024, le Conseil de sécurité a noté avec une profonde préoccupation « la rupture du cessez-le-feu ». Vos rapports et les résolutions du Conseil de sécurité confirment qu’il n’existe actuellement aucun accord de cessez-le-feu à « respecter » ou auquel « revenir », comme ces déclarations le prétendent faussement.

Le fait indéniable est que depuis que le Maroc, l’État occupant, a violé, en toute impunité, le cessez-le-feu de 1991 et les accords militaires connexes le 13 novembre 2020, il n’existe actuellement aucun accord de cessez-le-feu en vigueur entre l’Armée sahraouie et les forces d’occupation marocaines. Ce qui existe maintenant, c’est un état de guerre ouvert que le Maroc, l’État occupant, a déclenché et dont il assume seul la responsabilité des conséquences.

C’est cet acte d’agression du Maroc, l’État occupant, qui a forcé le peuple sahraoui à exercer son droit légitime à l’autodéfense et à la résistance contre l’occupation, droit bien établi et confirmé par les résolutions pertinentes des Nations Unies, y compris, entre autres, les résolutions 2983 (XXVII) du 14 décembre 1972 et 34/37 du 21 novembre 1979, de l’Assemblée générale.

Monsieur le Secrétaire général,

Tous vos rapports (S/2022/733), (S/2023/729), (S/2024/707), (S/2025/612) sur la situation concernant le Sahara occidental, qui ont été soumis au Conseil de sécurité en 2022, 2023, 2024 et 2025 respectivement, font état de dizaines de « frappes aériennes et autres » menées par les forces marocaines, qui ont causé des « victimes civiles » et des « dégâts matériels ». Ces cas ne représentent que ce que la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) a pu documenter.

Il est indéniable, cependant, que depuis sa violation du cessez-le-feu le 13 novembre 2020, les forces d’occupation marocaines utilisent tous les types d’armes létales, y compris les véhicules aériens sans pilote (UAV), pour tuer délibérément des dizaines de civils innocents non seulement du Sahara occidental, mais aussi d’Algérie, de Mauritanie et de ressortissants d’autres pays en transit par les Territoires sahraouis libérés.

C’est une norme juridiquement établie que le ciblage délibéré de civils et d’objets civils constitue un crime de guerre conformément au Statut de la Cour pénale internationale. C’est aussi une violation des règles du droit international humanitaire applicables dans les conflits armés internationaux. Le Maroc, l’État occupant, doit donc être fermement condamné et tenu responsable de ses crimes continus contre les civils au Sahara occidental.

Cependant, nous n’avons jamais entendu aucun de ces gouvernements élever la voix pour condamner les forces d’occupation marocaines pour avoir pris pour cible et tué des civils et détruit des biens civils au Sahara occidental. L’incohérence, manifestée de manière flagrante dans les déclarations récemment publiées par ces gouvernements, est totalement indéfendable, tant sur le plan éthique que politique.

Ceux qui sont véritablement préoccupés par la stabilité de l’Afrique du Nord doivent comprendre qu’une paix juste et durable dans notre région ne pourra jamais être obtenue en récompensant le Maroc, l’État occupant, pour son expansionnisme et ses tentatives de modifier les frontières par la force, ni en approuvant sa « proposition » coloniale, mais en défendant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. C’est la seule voie viable vers une paix juste et durable.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette lettre à l’attention des membres du Conseil de sécurité.

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire général, les assurances de ma très haute considération

Brahim Ghali
Président de la République arabe sahraouie démocratique
Secrétaire général du Front POLISARIO

Son Excellence M. António Guterres
Secrétaire général des Nations Unies
Nations Unies, New York

Copie : S.E. l’Ambassadeur Fu Cong, Représentant permanent de la République populaire de Chine auprès des Nations Unies et Président du Conseil de sécurité

#Sahara_Occidental #Maroc #Polisario #attaque_Smara #condamnations

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