S’exprimant devant les journalistes à New York le 7 mai, Stéphane Dujarric a déclaré :
« L’envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, appuie et partage les préoccupations exprimées par la MINURSO concernant l’attaque à la roquette menée le 5 mai par le Front Polisario près de Smara.
La MINURSO a exprimé sa profonde inquiétude face aux tirs dans des zones civiles et a exhorté les parties à éviter tout acte susceptible de compromettre le processus politique en cours.
L’envoyé personnel, M. Staffan de Mistura, souligne qu’il est temps de privilégier le dialogue et les négociations, et non l’escalade militaire. »
« De telles attaques soulignent l’urgence de revenir à un cessez-le-feu et de négocier une solution politique durable et mutuellement acceptable à ce conflit », a déclaré un porte-parole de l’Organisation des Nations unies au sujet de l’attaque à la roquette menée le 5 mai par le Front Polisario près de Smara, au Sahara occidental.
L’Union européenne condamne l’attaque du Front Polisario au Sahara occidental et appelle à la négociation
Rabat (EuroEFE) .- L’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, Dimiter Tzantchev, a condamné vendredi la récente attaque revendiquée par le Front Polisario à Esmara, au Sahara occidental, et a appelé à la négociation plutôt qu’à l’escalade.
Dans un message publié sur le réseau social X, Tzantchev a appelé à faire du plan d’autonomie du Maroc la base des discussions, conformément à la dernière Résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, afin de parvenir à « une solution juste, durable et mutuellement acceptable, conforme à la Charte de l’Organisation des Nations unies ».
Le diplomate européen a souligné que « le moment n’est pas à l’escalade, mais à la négociation », en référence à l’incident dans la ville sahraouie.
Au moins trois projectiles ont frappé mardi dernier les abords de Esmara. Située dans la partie nord du Sahara occidental, la ville n’a subi ni pertes humaines ni dégâts matériels.
Le Front Polisario a revendiqué la responsabilité de ces attaques, affirmant qu’elles avaient été menées par des unités de « l’Armée populaire de libération sahraouie » contre « les bases arrière de l’armée d’occupation dans le secteur d’Esmara ».
Solution politique
Les missions des États-Unis et de la France auprès de l’Organisation des Nations unies ont également condamné les attaques du Front Polisario, estimant que cette violence menace la stabilité régionale et les progrès accomplis vers la paix.
Depuis l’effondrement du cessez-le-feu de 1991 par le Front Polisario en 2020, des attaques sporadiques ont été enregistrées dans la « zone tampon » du Sahara occidental. Cette zone s’étend sur plusieurs kilomètres de part et d’autre des frontières du territoire avec l’Algérie et la Mauritanie, dans ce qui a été qualifié d’hostilités de faible intensité.
Le conflit a connu un nouveau tournant en octobre dernier avec la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, qui renforce la proposition marocaine d’autonomie comme base « la plus viable » d’une solution politique.
Cette évolution intervient dans un contexte où l’initiative de Rabat bénéficie d’un soutien international croissant, notamment de la part des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France et de l’Union européenne.
Washington a joué un rôle actif ces derniers mois et a favorisé deux cycles de négociations confidentielles réunissant le Maroc, l’Algérie, le Front Polisario et la Mauritanie, dans le but de progresser vers un accord.
#Sahara_Occidental #Maroc #Polisario #attaque_de_Smara #réactions #ONU #UE #MINURSO