Washington affine sa stratégie sur le dossier du Sahara occidental en s’appuyant sur l’expertise d’Elizabeth Moore Aubin, ancienne ambassadrice des États-Unis en Algérie entre 2022 et 2026. Depuis son départ d’Alger en janvier, la diplomate a été sollicitée à plusieurs reprises à Washington, aussi bien par le département d’État que par le think tank américain The Washington Institute for Near East Policy, pour livrer ses analyses sur les équilibres régionaux.
Cette consultation intervient alors que les États-Unis cherchent à relancer les négociations entre le Maroc, l’Algérie, le Front Polisario et la Mauritanie. Les discussions organisées en février 2026 à Madrid puis à Washington n’ont pas permis d’aboutir à un accord formel. Depuis le vote de l’ONU du 31 octobre 2025, le plan d’autonomie marocain constitue toutefois la base officielle des pourparlers.
Avant d’ouvrir un nouveau cycle diplomatique, Washington évalue les leviers — diplomatiques, économiques et militaires — susceptibles d’encourager Alger à assouplir sa position. Dans ce contexte, les échanges récents entre le conseiller africain de Donald Trump, Massad Boulos, et le ministre algérien des affaires étrangères Ahmed Attaf, ainsi que la visite à Alger du chef d’Africom, le général Dagvin Anderson, illustrent l’intensification des contacts américano-algériens autour de ce dossier stratégique.
#Sahara_Occidental #Maroc #Polisario #Etats_Unis #Algérie #médiation_américaine

