Site icon Maghreb Online

Soupçons de délits d’initiés autour des annonces de Trump : une enquête accablante

trump paris bourse

Par la rédaction

Une série de transactions financières suspectes, intervenues quelques minutes avant des annonces majeures de Donald Trump concernant l’Iran et la politique économique américaine, soulève de graves interrogations sur d’éventuelles fuites d’informations au sommet de l’État. Une analyse croisée de données de marché et d’horodatages de communications présidentielles met en lumière des schémas troublants, suggérant que certains acteurs ont pu anticiper avec une précision remarquable des décisions aux conséquences mondiales.

Des marchés “informés” avant l’heure

Le 9 mars 2026, alors qu’une interview de Donald Trump évoquant la fin imminente de la guerre en Iran devait être diffusée à 19h16 GMT, une activité inhabituelle est détectée dès 18h29. D’importants volumes de paris sur la baisse du pétrole affluent sur les marchés à terme. Moins d’une heure plus tard, à la publication de l’interview, les cours du pétrole chutent brutalement de 25 %, générant des profits colossaux pour les traders positionnés à l’avance.

Un scénario comparable se reproduit le 23 mars 2026. Quinze minutes avant un message présidentiel annonçant une résolution totale des hostilités avec l’Iran, les contrats sur le pétrole Brent enregistrent une hausse soudaine. Dès la publication du message à 11h04 GMT, le marché s’effondre de 11 % en quelques secondes. Selon un analyste interrogé, ces mouvements sont “anormaux, c’est certain”.

Des précédents inquiétants

Ces événements récents s’inscrivent dans une série plus large de transactions suspectes. Le 9 avril 2025, des paris massifs sur une hausse des marchés sont enregistrés 18 minutes avant l’annonce surprise d’une pause de 90 jours sur les tarifs douaniers. Résultat : le S&P 500 bondit de 9,5 %, permettant à certains investisseurs de multiplier leur mise par dix en une heure.

Plus troublant encore, des plateformes de paris prédictifs ont également été le théâtre d’opérations douteuses. Début janvier 2026, un compte nouvellement créé mise sur l’éviction imminente du président vénézuélien Nicolás Maduro. Le lendemain, une opération des forces spéciales américaines confirme cette prédiction, générant un gain spectaculaire. Le compte disparaît ensuite.

Fin février 2026, six comptes anticipent correctement des frappes américaines contre l’Iran, puis un cessez-le-feu. Les gains cumulés dépassent le million de dollars, avant que la majorité des comptes ne soient supprimés.

Silence des autorités, démentis officiels

Face à ces éléments, les autorités de régulation américaines restent silencieuses. Ni la Securities and Exchange Commission (SEC), ni la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) n’ont souhaité commenter. La Maison Blanche, de son côté, rejette toute accusation. Son porte-parole a dénoncé des allégations “sans fondement et irresponsables”.

Pourtant, le cadre légal est clair : le délit d’initié est interdit aux États-Unis depuis 1933, avec une extension aux fonctionnaires fédéraux en 2012. À ce jour, aucune poursuite n’a été engagée dans des affaires de cette nature impliquant des responsables politiques.

Une dérive systémique ?

Au-delà des cas isolés, cette succession d’événements pose la question d’une possible instrumentalisation de décisions politiques majeures à des fins spéculatives. Les annonces liées à la guerre, à la diplomatie ou à l’économie semblent, dans ces situations, avoir été exploitées comme des signaux de trading par des acteurs disposant d’une information anticipée.

Si ces faits étaient avérés, ils constitueraient une dérive grave, transformant des décisions affectant des millions de vies en opportunités d’enrichissement pour une minorité informée.

L’enquête soulève ainsi une question fondamentale : les marchés ont-ils simplement réagi avec rapidité… ou certains ont-ils joué avec une longueur d’avance ?

Quitter la version mobile