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Camps de réfugiés sahraouis de Tindouf (Algérie), 8 avril (EFE) – Les réfugiés sahraouis ont commémoré ce mercredi le 50e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), un État toujours espéré par ceux qui ont participé aujourd’hui aux célébrations dans les camps de la région algérienne de Tindouf.
« Un État dans lequel les Sahraouis continuent de placer leurs espoirs, continuent de lutter pour réaliser ce rêve pour lequel ils ont enduré ces 50 années », a déclaré à EFE Ahmed Mahmud, directeur de l’école de cinéma, lors de la cérémonie, qui devait avoir lieu le 27 février — jour de la proclamation de la RASD par le Front Polisario — mais qui a été reportée en raison du mois sacré du Ramadan.
Le leader du Polisario, Brahim Ghali — président de la RASD, un État non reconnu par l’ONU mais membre de l’Union africaine (UA) — a affirmé dans un discours que « le peuple sahraoui continuera sa lutte par tous les moyens légitimes jusqu’à l’obtention de l’indépendance ».
La tribune officielle a accueilli des délégations internationales, où des messages de solidarité ont été exprimés par des représentants de l’Algérie, soutien de la cause sahraouie, et de la Mauritanie, ainsi que des officiels d’Afrique du Sud, de Tanzanie, du Mozambique et du Venezuela.
Toutes les interventions ont convergé pour soutenir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, soulignant « la résilience et la solidité » des institutions créées par cet État en exil depuis un demi-siècle.
Le cinquantenaire a donné lieu à des défilés d’unités de ce que l’on appelle l’Armée populaire de libération sahraouie, avec des formations de troupes à pied et des démonstrations de véhicules et d’équipements militaires utilisés dans la lutte armée contre le Maroc, qui contrôle de facto la majeure partie du Sahara occidental, territoire que les Sahraouis revendiquent comme indépendant.
Pour Mahmud, les célébrations montrent comment le peuple sahraoui « continue de dire non à l’occupation, non à l’autonomie (marocaine), oui à l’indépendance totale ».
Cette commémoration se déroule dans un contexte délicat sur le terrain, où le Front Polisario cherche à mobiliser ses bases populaires et à réaffirmer sa présence politique et militaire, notamment après l’effondrement du cessez-le-feu avec le Maroc en novembre 2020.
Les Nations unies continuent de considérer l’ancienne colonie espagnole comme un territoire « non autonome » en attente de décolonisation, ce qui amène le Polisario à insister sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination comme seule solution au conflit.
De son côté, le Maroc propose une autonomie du Sahara occidental au sein de ses frontières, un plan pris en considération dans les négociations de paix dans la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU du 31 octobre.
Dans son discours de clôture des célébrations d’aujourd’hui, Ghali a réitéré que « l’autodétermination et l’indépendance sont la seule voie pour parvenir à une paix juste et durable ». EFE