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Une nouvelle controverse majeure secoue la Confédération africaine de football (CAF). Selon plusieurs révélations concordantes, l’attribution de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc serait entachée de graves irrégularités, mettant en cause le fonctionnement même des instances dirigeantes du football africain.
Au cœur de la polémique, une déclaration du président de la CAF, Patrice Motsepe, reconnaissant que Moez Nasri, président de la Fédération tunisienne de football (FTF), n’aurait pas dû siéger au sein du Jury d’appel chargé de statuer sur cette décision. Cette participation soulève des interrogations majeures, notamment en raison des liens personnels entre Nasri et Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football.
Pour de nombreux observateurs, cette proximité alimente les soupçons de conflit d’intérêts et renforce l’hypothèse d’une influence marocaine au sein des instances de la CAF. Le média tunisien Inkyfada évoque même une stratégie plus large : le Maroc aurait soutenu l’élection de Moez Nasri à la tête de la FTF afin d’isoler l’Algérie sur la scène continentale, en contrepartie d’un soutien financier.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Une enquête par Sport News Africa met en lumière une série de dysfonctionnements internes qui auraient compromis l’indépendance du Jury d’appel. Deux semaines avant la décision finale, le responsable chargé de garantir l’indépendance des organes juridictionnels aurait été brutalement licencié, officiellement dans le cadre d’une « réorganisation ». Il n’a jamais été remplacé.
Ce vide institutionnel aurait permis à l’administration de s’immiscer directement dans le processus. Le directeur des affaires juridiques, Cédrick Aghey, aurait ainsi joué un rôle central dans la désignation des membres du jury, en contradiction avec les règles internes de la CAF. Parmi ces membres, certains présenteraient des liens susceptibles de constituer des conflits d’intérêts.
Autre élément troublant : la présence de Rebeka Haimbili, directrice de la gouvernance, des risques et de la conformité, lors des audiences du Jury d’appel. Bien que ses fonctions soient officiellement distinctes de cette commission, elle aurait assisté aux réunions, ce qui constitue, selon plusieurs sources internes, une atteinte grave aux principes de confidentialité et d’indépendance.
Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de tensions au sein de l’organisation. Plusieurs rapports internes avaient déjà alerté sur des ingérences de l’administration et des dysfonctionnements autour du secrétaire général, Véron Mosengo-Omba. Pourtant, les enquêtes internes menées jusqu’ici ont systématiquement blanchi les responsables mis en cause.
Selon certaines sources, Rebeka Haimbili ferait partie d’un cercle restreint proche de la présidence, chargé de contenir les scandales et de préserver l’équilibre interne de l’institution. Une stratégie qui, loin d’apaiser les critiques, semble aujourd’hui accentuer la défiance.
Au fil des révélations, c’est toute la crédibilité de la CAF qui est mise à l’épreuve. L’affaire de la CAN 2025 pourrait ainsi devenir l’un des plus grands scandales institutionnels de l’histoire récente du football africain, posant une question fondamentale : l’instance est-elle encore capable de garantir des jurés transparents et indépendants ?
À ce stade, la CAF n’a pas annoncé de mesures concrètes pour répondre à ces accusations. Mais la pression médiatique et politique ne cesse de croître, laissant présager de nouvelles révélations dans les jours à venir.

