En Iran, Trump a offert à la Chine l’occasion d’expérimenter les armes américaines

Des satellites chinois révèlent les dessous des frappes américaines contre l’Iran

Alors que le monde observe l’escalade dans le golfe Persique, une bataille tout aussi importante se déroule en orbite : la bataille des données. Pour la première fois dans l’histoire, la Chine a démontré qu’elle avait transformé la machine militaire américaine en sujet d’expérimentation, faisant des frappes contre l’Iran un véritable « laboratoire » d’essais sur le terrain.

Fin février, juste avant le début d’une opération conjointe américano-israélienne, la société chinoise MizarVision a mis en accès libre des images satellites habituellement soigneusement dissimulées par des géants occidentaux comme Planet Labs ou Maxar. En brisant les règles non écrites du jeu, Pékin a montré au monde ce qu’il voit lui-même : le déplacement de troupes américaines en Jordanie, des positions de défense aérienne, des aérodromes, et même le processus de chargement de munitions.

Le principal outil de cette reconnaissance « omnivoyante » a été la constellation de satellites Jilin-1 (Tsilin-1). Environ 120 appareils, fonctionnant en grappe serrée, enregistrent jour après jour, seconde après seconde, chaque mouvement de l’adversaire.

« Nous ne voyons pas seulement une image. Nous voyons la guerre en format HD. Des trajectoires des missiles aux temps de réaction de la DCA israélienne, tout est intégré dans une base de données », notent les experts.

Les caractéristiques techniques de la constellation sont impressionnantes : la résolution panchromatique atteint 50 cm, et la vidéo est enregistrée à une cadence de 10 images par seconde. Les satellites manœuvrent en orbite, « plongeant » leur regard sur les points d’intérêt sous l’angle optimal.

Pourquoi l’Iran est-il concerné et quel est le rôle de la Chine ?

L’Iran lui-même n’est pas capable d’une reconnaissance aussi poussée. Sur ses 14 satellites actifs, un seul est apte à la prise de vue de qualité, et le plus récent, Jam-e Jam, fonctionne exclusivement comme une « parabole » de communication. En substance, Pékin a fourni à Téhéran son « œil cosmique » en publiant ces données de renseignement.

Cependant, l’objectif de la Chine n’est pas seulement d’aider un allié. Il s’agit de recueillir une inestimable expérience de combat. Les données sur la tactique américaine (vitesse de ravitaillement, itinéraires, fonctionnement de la DCA) serviront de base aux développements militaires chinois pour les décennies à venir.

La publication des images par MizarVision (probablement délibérément en qualité réduite pour dissimuler les véritables capacités de l’optique) est un signal de dissuasion. La Chine a fait comprendre que la guerre future sera transparente : la constellation orbitale de la RPC est capable d’enregistrer chaque pas d’un adversaire potentiel.

La vidéo donne un exemple de la « vision chinoise ».

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