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Depuis que Mohammed VI a décidé d’adhérer à l’Union africaine en 2017, l’État marocain a justifié cette démarche par la nécessité de ne pas laisser un siège vacant au sein de cette institution continentale et de ne pas permettre à la République sahraouie, soutenue par l’Algérie, d’y évoluer librement.
De plus, le roi Mohammed VI et son entourage ont expliqué cette décision par la volonté de créer une dynamique forte au sein de l’Union africaine, capable d’aboutir à l’exclusion de la République sahraouie des structures de l’organisation.
Or, ni le premier objectif n’a été atteint, ni le second n’a vu le jour. La République sahraouie continue d’occuper une place active au sein des institutions africaines et participe à toutes les rencontres internationales auxquelles l’Union africaine est associée (Japon, Europe, etc.).
Jusqu’à présent, le Maroc reste très loin, malgré les déclarations d’Omar Hilale et de Nasser Bourita, d’avoir réalisé ne serait-ce qu’un progrès minime dans l’objectif fixé par Mohammed VI, à savoir l’exclusion des Sahraouis du cœur de cette organisation continentale.
La politique de « pénétration » en profondeur en Afrique n’a pas porté ses fruits. Elle a même consacré implicitement la reconnaissance marocaine de l’existence de la République sahraouie, conformément à la Charte signée par le roi du Maroc, qui appelle tous les États membres à respecter les frontières des autres pays et à défendre leur souveraineté, y compris celle de l’État sahraoui.
Ce fait est connu de tous les députés marocains, que le roi avait convoqués en urgence pour voter, en moins de vingt-quatre heures, la décision d’adhésion à l’Union africaine, reconnaissant ainsi, à travers ce vote, l’indépendance et la souveraineté de la République sahraouie.
Près de dix ans après cette adhésion, considérée comme une gifle retentissante à la décision prise par Hassan II de se retirer de l’Organisation de l’unité africaine, le Maroc n’a enregistré aucun acquis notable sur les plans politique ou diplomatique, hormis l’expansion des banques et des entreprises liées au roi et à ses partenaires dans plusieurs capitales africaines.
Les événements survenus lors de l’organisation par le Maroc de la Coupe d’Afrique des nations ne servent pas la politique d’ancrage en Afrique, mais l’affaiblissent considérablement. Plusieurs pays africains participants ont quitté le royaume frustrés et indignés par l’arrogance marocaine, qui aurait humilié leurs équipes et leurs supporters.
Parmi ces pays figure le Sénégal, qui entretient avec la monarchie marocaine de solides relations religieuses, économiques et diplomatiques.
Quiconque a vécu l’atmosphère du match Maroc–Sénégal du 18 janvier dernier ne peut ignorer la dureté du comportement des cercles officiels marocains envers l’équipe et les supporters sénégalais, avant et après la rencontre, ni les nombreux discours populaires appelant à l’expulsion des Sénégalais du Maroc, voire à l’instauration future de visas à leur encontre.
Ces discours, parfois relayés par certains médias, ont pris une tournure raciste, faisant référence à la couleur de peau des Africains subsahariens, utilisant des termes offensants et haineux, les qualifiant de mendiants dans les rues du royaume, appelant à ne pas leur donner un seul dirham, voire à les gifler s’ils s’approchent des « Marocains libres » à la peau « blanche ».
Ces comportements humiliants envers l’Africain noir laisseront inévitablement des traces très négatives chez ces populations, ce qui ne fera qu’accentuer l’isolement du Maroc au sein de l’Union africaine.
Ces évolutions sont suivies de près par l’Algérie et l’Afrique du Sud, qui n’hésiteront pas à soulever ce dossier à l’avenir au sein des instances de l’Union africaine afin d’accentuer l’embarras et l’isolement du Maroc.
Le roi du Maroc adoptera-t-il la même démarche que son père en se retirant de l’Union africaine ?
Si un référendum était organisé aujourd’hui au Maroc à ce sujet, son résultat serait une sortie immédiate de l’Union africaine.
Source : Bruxellois sûrement, 20/01/2026 (Traduction automatique de l’arabe)

