Un procès glaçant s’est ouvert à Besançon, où Théo Denner, un bûcheron de 25 ans, comparaît pour le viol et l’agression sexuelle systématiques de 43 jeunes, principalement des garçons, sur une période de cinq ans.
La méthode
Entre 2018 et 2023, Denner a créé un faux personnage féminin nommé « Aurélie » sur les réseaux sociaux. Il utilisait ce profil pour lier connaissance avec des adolescents de son entourage scolaire, amical et professionnel. Gagnant leur confiance, il les convainquait de lui envoyer des photos et vidéos intimes. Une fois le matériel en sa possession, le masque tombait : il menaçait de diffuser publiquement ces clichés s’ils refusaient des relations sexuelles avec lui, cette fois sous sa véritable identité.
Les victimes
Les victimes étaient âgées de 13 à 19 ans au moment des faits (41 garçons et 2 filles). Parmi elles, sept adolescents ont dénoncé des viols. Les enquêteurs ont découvert sur ses appareils des dizaines de dossiers nominatifs contenant les images compromettantes.
Le profil
Denner, qui a reconnu les faits, encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. Ses avocats suggèrent que ses actes sont liés à une « homosexualité refoulée ». Le procès, qui devrait durer trois semaines, explorera la psychologie derrière ses crimes.
Pour les victimes, beaucoup issues de milieux ruraux, la honte est dévastatrice. Leur avocat les décrit comme « anéantis par la honte », n’ayant cédé aux demandes que sous la menace du chantage, dans un environnement souvent marqué par la loi du silence.
Cette affaire est un rappel brutal des dangers de la prédation en ligne et du traumatisme durable causé par la manipulation et les abus.
Source : Agences
#Justice #Cybercriminalité #France #Violences #Actualités #TheoDenner

